lundi 14 octobre 2013

14 logements sociaux... Mais où donc ?

Aujourd'hui j'ai assisté à l'inauguration de 14 logements sociaux : et ce n'était malheureusement pas en tant que conseillère municipale de Lamorlaye...
Mais j'ai fait une photo de ces logements sociaux que le maire appelle logements "publics" mais que M. Vantomme, vice-président du Conseil général de l'Oise et président de l'OPAC appelle lui avec semble-t-il un certain plaisir "sociaux" ! La voici :

Ce pourrait être votre rue à Lamorlaye... Mais c'est à Monchy Saint Eloi...

Si j'étais présente à cette cérémonie (discours et coupage de ruban) c'est grâce au nom de la rue qui dessert ces pavillons.
La rue (en fait c'est une impasse, mais chez nous nous dirions "allée") s'appelle "Lucienne Fabre-Sébard" le nom d'une grande et toujours vaillante résistante. Et c'est elle qui m'a invitée. Nous avions fait connaissance au cours d'une table ronde organisée par l'ALMA en 2004. Ceux qui ont assisté à cette réunion se souviennent certainement de cette petite dame qui a pris la parole la première pour répondre à une grande question : "Qu'est ce qui vous a fait entrer en Résistance?"


Je termine ce message avec un rapide compte-rendu de la première réunion publique que nous vous avons proposée le 28 septembre. 
Des "fidèles" de la gauche s'y sont retrouvés avec quelques "nouveaux", venus peut-être simplement pour s'informer : nous espérons qu'ils vont confirmer leur intérêt pour ce que nous représentons.

Nous avons évoqué quelques uns des nombreux sujets qui vont être au cœur de la campagne des municipales si on veut vraiment construire un projet pour Lamorlaye : 
- l'évolution  de la CCAC (4 communes y entrent en janvier), ses compétences (on vient de voter de nouveaux statuts dont la compétence assainissement a été exclue), son fonctionnement (recherche du consensus dans les prises de décisions et les limites du genre), changement du nombre de délégués (Lamorlaye en aura 5), et changement des règles de désignation des délégués : ce sera fonction des résultats de chaque liste puisque c'est le "fléchage" qui désignera les candidats à l'intercommunalité et la règle de la plus forte moyenne qui s'appliquera pour répartir les sièges*.
- de la CCAC nous sommes passés  à la redevance incitative avec son principal défaut : les familles les moins aisées vont payer beaucoup plus et les plus riches vont payer beaucoup moins ! La CCAC cherche à atténuer le choc mais on n'a pas encore trouvé la bonne solution !
- toujours en lien avec la CCAC et ses tensions internes (qui existent bel et bien en dépit de la règle du consensus) il y a le problème du raccordement de Lamorlaye à la station d'épuration de Gouvieux. 
- l'eau encore : avec le problème du contrôle de sa qualité.
- la cantine (1,2 millions d'euros ) pour des travaux qui devraient commencer en janvier si les plannings sont tenus. En attendant, on reçoit dans le  le bâtiment actuel plus d'enfants que ce pour quoi il a été défini ; les enfants du dernier service ont du mal à arriver à 13h30 en classe ; et le confort des enfants (bruit, manque de temps) est problématique.
- l'accessibilité des rues et des bâtiments : un problème important à traiter en pensant à tous les usagers. 
- et... le temps a manqué ! Fin de la réunion mais pas fin des débats !

Il aurait fallu parler d'urbanisme et du PLU : un des participants était venu pour cela mais le temps a manqué !
et il y a bien sûr beaucoup d'autres sujets à traiter !
Nous allons y travailler et en débattre avec nos concitoyens au cours de 4 prochaines réunions publiques dont nous pouvons vous donner les dates ! 
Notez donc les samedis 23 novembre 2013, 25 janvier 2014, 15 février 2014 et 15 mars 2014 !

Pour ces prochaines élections vous pouvez compter sur nous !
Mais nous comptons beaucoup sur vous, votre soutien, vos réflexions, vos propositions et vos critiques ! 
IMPLIQUONS NOUS ENSEMBLE POUR L'AVENIR DE NOTRE VILLE.

* avec 5 sièges à pourvoir, la liste majoritaire a tout de suite 3 sièges et pour qu'une autre liste prenne le 4ème siège il faut que le nombre des voix qu'elle a recueillies soit supérieur au quart des voix de la liste majoritaire. Exemple sur les résultats de 2008 : la liste Didier Garnier aurait eu 3 délégués  puis par répartition à la plus forte moyenne : le 4ème délégué aurait été pris sur la liste d'Anne Curan-Bidaut  et le 5ème sur celle de Daniel Merlin. 
Au cours de la réunion, la présence de la gauche au Conseil communautaire (un choix du maire) est considéré comme très positif ; mais en 2014 il faudra être en 2ème ou 3ème position pour en être !

jeudi 26 septembre 2013

Réunion publique le 28 septembre

En ce moment nous distribuons un premier numéro du journal qui va paraître tout au long de la campagne pour les prochaines élections municipales. Nous l'avons baptisé "Lamorlaye Autrement élections municipales 2014" pour le différencier un peu de Convergences. Il est un peu tôt pour être vraiment en campagne mais à partir du 1er septembre toute expression peut être considérée comme faisant partie de la campagne... Il nous a semblé plus clair de faire la différence dès maintenant en particulier dans le titre de nos publications.
Le N°1 sort donc cette semaine et annonce une réunion publique que nous organisons ce samedi 28 septembre à 17h au Foyer culturel. Réunion à laquelle nous vous espérons nombreux pour poser ensemble les bases de notre prochaine liste.
Vous pouvez lire ce N°1 en cliquant ICI !
A bientôt !

dimanche 4 août 2013

Hervé Moula : d’accord et pluriels

Lucienne Jean réagit à l'actualité politique. C'est son rôle. Sur ce terrain je la suis dans notre rôle de représentants d'une gauche plurielle. Mais, justement parce que nous sommes pluriels,  je nuancerai sa dernière analyse.
Notre pays se cherche. Nos responsables politiques proposent des solutions rapidement mises à mal par une critique épidermique. Notre société serait comme qui dirait "allergique à l'autre". Elle ne supporte pas qu'autre chose vienne d'ailleurs. Si elle en devient cyclopéenne,  serons-nous son Ulysse ? Un seul œil, un seul regard, une seule pensée - la pensée unique- est autorisée. Le problème c'est que cela ne résout rien. Alors notre population joue l'alternance sur le court terme. Mais là aussi, rien n'est réglé car tout prend du temps. Ne serait-ce qu'au niveau de notre ville. Il y a le temps de la prise de conscience des besoins, celui de la réflexion, celui de la recherche de solution et du débat, le temps de la décision, de l'exécution. Le temps qui passe vient parfois interrompre ce schéma, alors les électeurs s'ils sont insatisfaits, se tournent vers d'autres sirènes, et tout est à recommencer. Si la démocratie appelle le débat contradictoire, elle a besoin d'une stabilité dans l'action. Se mettre au service de tout et de rien est une perte de temps, donc d'argent du contribuable.
Il y a la loi. La loi qui nous régit. La Loi qui a un autre rythme. La loi qui parfois nous surprend, nous révolte. Lex dura sed lex. Notre ex-président a pâti d'un essai d'américanisation de la France. Le rêve américain n'est qu'un rêve. C'est un rêve de riches qui se satisfont d'une société qu'ils ont créée pour les puissants, pour les violents sur le génocide des indiens. Elle n'est pas à l'image de notre société de solidarité voire de repentance. Les comptes de campagne ont été dispendieux pour l'UMP, dit-on. D'autres partis sont peut-être concernés. Pourquoi la Loi ne contrôle-t-elle ces situations qu'à postériori ? Nous savons tous qu'il est bien dangereux de vivre au-dessus de nos moyens ! Comme cela est encore plus vrai lorsqu'il s'agit de l'argent public ! La Loi qui ne permet qu'un contrôle "après" est une Loi qui pose problème, surtout que le contribuable devra payer 66% des sommes dépensées en tee-shirts, spectacles, banquets et réceptions, location de salle, paiement d'intervenants de toutes sortes. Il est bien triste de voir comment nous choisissons nos décideurs et la place des finances publiques dans tout cela.
 Par ailleurs, faut-il s’insurger lorsqu'un homme de Gauche apporte son obole à un autre parti proche de la faillite ? S'il agit selon la Loi pourquoi le lui reprocher ? Un homme public relève-t-il du droit commun ? Est-il tenu au principe de réserve ? Ce qui me paraît regrettable ici,  c'est qu'il en fasse étalage. La charité doit être discrète, Monsieur. Elle se fait avec le cœur et non avec la raison et les médias! Si vous pensez que cela va vous attirer des électeurs de droite, soyez persuadé du contraire. Le terrain est marécageux, vous pouvez vous y embourber! La défense de la démocratie par ce biais est plus louable. Si cette action peut aider à réconcilier les populations, elle doit être encouragée. Elle ne sera efficace que si massivement le Peuple de France paie pour les errances comptables de ses candidats aux élections et pour les faillites de notre Loi électorale.
Dans notre société solidaire, les erreurs des uns sont assumées par tous (cf. les 66% des dons à l’UMP payés sur nos impôts). Il faut y penser avant d'agir ! Vouloir remplacer l'autre, se mettre en avant, prétendre qu'on est le meilleur ou la meilleure, que l'on peut mieux faire et tout réussir, quelles vanités ! Aux futurs électeurs morlacuméennes  et morlacuméens de juger, cette fois non avec leur cœur, car il ne s'agit plus de charité, mais avec leur raison. Toute décision au collectif nous engage toutes et tous !
Ces  réflexions  contriburont peut-être à animer nos débats de rentrée : par exemple au cours de la réunion publique proposée par la Liste Lamorlaye Autrement et le CACGL le 28 septembre à partir de 17h au Foyer culturel.


mercredi 31 juillet 2013

Lucienne Jean : "Paroles, paroles,..."

L'investiture UMP à Lamorlaye est tombée et la candidate évincée qui avait juré ses grands dieux qu'elle respecterait la "charte" imposée aux candidats ne se sent pas le moins du monde engagée par sa parole ! Chaque candidat à l'investiture s'était engagé à travailler "en bonne intelligence" avec l'heureux (se) élu(e) ! Un engagement de pure forme semble-t-il ! Et si certains pensaient que le principe de l'investiture permettrait à la droite de Lamorlaye de s'unir, ils se trompaient lourdement. Mais sans doute les jeux étaient-ils faits d'avance et personne à droite ne croyait que l'intérêt de Lamorlaye ou même celui de leur parti primerait pour une fois sur les querelles de personnes, le désir de pouvoir, ou la pure et simple mégalomanie...
Il ne reste qu'à espérer que cette nouvelle démonstration des talents de navigation (mention très bien pour les changements de cap - félicitations du jury pour la souplesse des manœuvres) fera réfléchir !
On aimerait un débat d'idées, sur les objectifs pour notre ville, sur les moyens de la rassembler et de la dynamiser... Là aussi le risque est grand d'être déçu.

L'UMP est aussi la vedette des médias au niveau national ; avec son candidat-ex-président elle est déclarée coupable de quelques confusions entre ce qui relève du travail du président et ce qui relève de la campagne du candidat (meeting de Toulon, le 1er décembre 2011). Et ne semble pas tenir un agenda précis de ses réunions internes (le coût du grand meeting de lancement de campagne, le 11 mars 2012, a été partagé pour moitié avec le coût d’un conseil de l'UMP, semble-t-il très virtuel, qui se serait tenu le même jour...). En tenant compte de ces "erreurs" le Conseil constitutionnel a donc trouvé que le plafond de dépenses a été dépassé très largement ! C'est grave et cela aurait été encore plus grave si cet ex-président-candidat-à-la-présidence avait gagné les élections ! C'est aussi très perturbant de voir combien d'argent est mis dans une campagne présidentielle ! Le plafond est fixé par décret ; c'est donc le président sortant qui choisit le montant de sa campagne ! Cela ne pousse pas à l'économie et à la modestie des moyens ! Et pourtant moins d'argent mettrait les candidats à égalité et moins de "spectacle" laisserait peut-être plus de temps au débat de fond et à la réflexion...
Mais l'UMP ne bat pas sa coulpe ! Non ! Elle crie d'abord au scandale puis transforme la condamnation en ... plébiscite ! Le "sarkoton" rapporte vite et beaucoup ! Sans doute les discrets donateurs habituels ont encore déposé quelques belles enveloppes, de kraft de préférence ; que les militants UMP plus modestes aient aussi participé c'est compréhensible ; encore que dans une période de crise qui touche tous ceux qui vivent de leur travail ce n'est pas très élégant de le leur demander. 
Mais là où on touche au sublime c'est quand un responsable PS décide d'apporter sa modeste obole "pour sauver la démocratie" ! On en reste ébahi ! Comment expliquer une telle attitude ? Pour qu’on parle de lui ? C’est réussi ! Pour préparer le terrain des futures élections ? On espère que ce n’est pas aussi sordide ! On espère surtout que cet homme politique soit désavoué par son parti et ne soit pas candidat !
En tout cas, bravo pour le magnifique retournement de l'UMP : c’est du grand art !

Et j'ai failli oublier le fin du fin, la cerise sur le gâteau : c'est l'état qui va payer sous forme de déduction fiscale 66% de la dette de l'UMP !

mercredi 26 juin 2013

Lucien Vial et Jean-Luc Dewez : autour du Convergences N°35

Ce message est un complément au message précédet !
Convergences est à chaque fois écrit à plusieurs mains et lu et relu avant tirage ; en cours de route, il fait l'objet de discussions ou de questionnements entre nous. Parfois ces interventions deviennent à leur tour un morceau du Convergences.
Pour celui-ci, nous avons hésité un moment à conserver le début de l'éditorial, inspiré par des conseils de rédaction entendu dans une réunion. 
Voici un commentaire de Lucien Vial :
A propos de l'édito, on peut poser la question : pourquoi les gens ne veulent-ils pas lire ? Ce n’est pas le prix d’achat de Convergences qui les rebute puisque les gratuits font succès sur le territoire. Ce n’est pas non plus un rejet signifié par un triage opéré sur une classe d’âge, une condition sociale ou encore sur une opinion.

Cette non-attitude a grandi avec l’aggravation de la crise, révélée à partir de 2008 par le pouvoir politique en place et par l’accompagnement complice de la plupart des médias notamment les gratuits.

Où nous sommes trompés (ça prend avec trop de citoyens) c’est que la crise polarise la réalité détournant l’ampleur des dégâts engendrés par le système. Faute de changer celui-ci, c’est plus d’électeurs qui opteront pour les solutions de repli préconisées par l’extrême droite.

Aujourd’hui, nous n’en sommes plus aux prémices...
Lucien Vial

La citation que nous avons choisi est certes, un peu longue, mais elle est tellement bien adaptée à ce qui se passe à Lamorlaye que nous ne voulions pas y renoncer. Par contre, on avait envisagé de la couper... Et un doute planait sur le véritable auteur de cet extrait. Jean-Luc Dewez, professeur honoraire, a fait le point et nous a aidé à trancher : vous avez donc droit au texte entier ; il aurait aimé le voir en vieux français mais nous avons jugé plus simple de le moderniser. Voici ses explications :
La citation est bien d'Amyot, le grand helléniste de la Renaissance (Montaigne parlait couramment le latin, mais ne pratiquait pas le grec, et pour citer des auteurs hellénophones comme Plutarque, passait par des traductions latines, ou ... citait Amyot).
Rappel de la citation envisagée :
– Texte de Plutarque (début IIe siècle) :
" αὐτὸς δὲ τῇ πόλει παρακάθηται, στάσεις ἀγωνοθετῶν ἐν ταῖς παραγγελίαις καὶ θορύβους μηχανώμενος, ἐξ ὧν οὐ λέληθε δι´ ἀναρχίας μοναρχίαν ἑαυτῷ μνηστευόμενος."
– Traduction d’Amyot (XVIe siècle)
pendant qu’il demoure icy a nourrir des séditions en la ville, et à susciter et entretenir des troubles es eslections des magistrats, bastissant par tel artifice les moyens de mettre la chose publicque en telle confusion, qu’on soit contrainct de luy donner et déférer puissance soubveraine.
– Traduction du XIXe (Pierron)
lui, il reste dans la ville, pour y diriger les séditions dans les comices, comme on présiderait à des jeux publics, et pour machiner des troubles ; et il est évident que Pompée veut se préparer, par l’anarchie, les voies à la monarchie.

Le contexte : nous sommes en -54 ; à 41 ans, Caton est élu préteur (le plus haut rang de la magistrature romaine après le consulat, qu’il n’obtiendra toutefois pas par la suite). Avec beaucoup de courage, il dénonce les agissements tant de César que de Pompée (le troisième larron, Crassus, parti s’enrichir en Syrie, est éliminé par les Parthes en -53).
Il choisira ensuite par défaut le camp de Pompée pendant la guerre civile entre César et Pompée, et se suicidera à Utique après la victoire finale des armées de César en Afrique, en -46.

Dans ce passage, c’est bien Pompée qui est visé, explicitement,  et par des propos publics que Plutarque reproduit au style direct : ses agissements ne sont pas moins condamnables que ceux de César (dénoncé dans les lignes qui précèdent) aux yeux d’un républicain intègre comme Caton : Pompée reste à Rome, et « magouille » dans toutes les assemblées (les « comices »), qu’il s’arrange pour transformer en « jeux publics », c’est-à-dire en spectacles, (farces ou pugilats,) et apparaître comme l’homme indispensable à une redéfinition monarchique de l’état, plus que César occupé à guerroyer en Gaule.

La traduction d’Amyot a beaucoup de charme, même si celle de Pierron est beaucoup plus précise, littérale et fidèle. Au passage, ma traduction personnelle (nostalgie d’Hypokhâgne oblige), après avoir ressorti mon vieux Bailly :
Celui-ci (Pompée), embusqué à Rome, orchestre des incidents dans les assemblées et manigance des désordres : il ne cache pas ses manœuvres pour parvenir par l’anarchie au pouvoir personnel.

Je suggère de reprendre le traduction d'Amyot, la plus savoureuse, – et  en maintenant le passage sur l'élection des magistrats ! – , mais de l'accompagner de la mention, sans "d'après" :"Plutarque, Vie de Caton le Jeune (traduction d'Amyot)", et de supprimer la mention inadaptée d'une guerre entre César et Pompée, qui n'était pas encore déclenchée à cette date.

Jean-Luc Dewez


Lucienne Jean : voici Convergences N°35

Ce numéro, consacré pour l'essentiel au PLU est en cours de distribution depuis vendredi dernier et il est maintenant en ligne ; la distribution va sans doute s'étaler un peu car nous avons choisi de le distribuer partout : car le PLU nous concerne tous ! Il y a beaucoup de remue-ménage autour de deux catégories de dispositions :
1) Le règlement de la zone UL (le lotissement du Lys -Chantilly) : on lui reproche de menacer à terme le caractère "résidentiel" et "boisé" du lotissement ;mais tous les lotissements (le Lys comme les autres ) sont par nature "résidentiels" !  Et rien dans le projet de PLU ne remet en cause ce caractère de tous nos lotissements. Quand au "boisement" du Lys, ses plus grands "ennemis" sont les habitants du lotissement eux-mêmes ! 
2) Les réserves de terrain (seulement 2) pour y créer du logement social ! Ceux qui se braquent dès que le mot "social" associé à "logement" est prononcé crient très fort ! On espère qu'ils ne sont pas très représentatifs ! 
Leur position exprime au fond un rejet des gens qui n'auraient pas les mêmes revenus qu'eux ! C'est peu de dire que nous ne sommes pas d'accord ! Parfois, nous avons honte d'entendre leurs propos !
Mais si on décide de faire abstraction du problème moral (pour notre part, nous pensons que c'est le point le plus important : l'homme – ou la femme bien entendu – ne se résume pas ni à sa feuille de paie, ni à ses dividendes) il reste aussi une vision "économique" à laquelle nos protestataires devraient être sensibles.
A Lamorlaye la proportion de logement sociaux a baissé (8,8% aujourd'hui) parce que dans les années 90 on a construit beaucoup et uniquement des logements très chers. Or dans les années 70, les premiers programmes de logements sociaux ont été réalisés pour loger les employés des écuries d'entraînement à la demande des entraîneurs eux-mêmes : ils avaient bien compris qu'avec des salaires plutôt bas, on ne pouvait pas – déjà à cette époque – se loger à Lamorlaye ;et  ils avaient bien compris aussi, qu'ajouter des temps de transports aux journées très longues de leurs employés n'était pas possible ! Aujourd'hui, les demandes de logements en attente sont très nombreuses et pas seulement pour le personnel des écuries d'entraînement : même si le cheval reste l'activité majeure, il y a aussi à Lamorlaye des commerces, des artisans, des professions libérales, des enseignants, des surveillants (pas assez, mais c'est un autre sujet), des employés municipaux, etc... Et personne à notre connaissance ne voudrait que Lamorlaye ne devienne une ville-dortoir n'offrant aucun service à ses habitants ! 
Emploi et logement sont liés !  Le monde des courses qui est un monde professionnel homogène a su proposer des solutions ; il s'est passé la même chose dans de nombreuses villes avec la SNCF... Dans les autres métiers, tous différents, la structure organisée qui peut et doit proposer des solutions aujourd'hui, c'est la collectivité !

Voila pourquoi nous avons tous besoin qu'il y ait des logements sociaux à Lamorlaye. Et nous avons tous besoin de favoriser les possibilités de travail à Lamorlaye ! D'où notre demande d'autoriser l'installation d'entreprises non génantes dans le Lys ! Nous le demandons pour ce secteur parce que c'est le seul quartier de la ville où officiellement TOUTE ENTREPRISE est interdite !


lundi 10 juin 2013

Hervé MOULA : surchauffe à la réunion de quartier de la Seigneurie !

 Jeudi 6/6/2013, réunion annuelle  du Comité de Quartier  de la Seigneurie au Foyer Culturel de 20h à 21h30, présidée par Mme Cros, MM Bonningue, De Angélis, Riedel et un représentant de la Police Municipale devant une quarantaine de participants. J’y étais en tant que représentant de l’opposition.
Ambiance surchauffée et très houleuse : M. Bonningue répondait de son mieux aux questions écrites.
Il fut longuement débattu sur le PLU en raison d'une information donnée sur le site de Lamorlaye où il serait question d'installer des logements sociaux dans ce quartier, au fond de l’Allée de la Pépinière : une zone boisée et en continuité avec le lotissement existant1. Cette zone est, avec la bande permettant l’extension des Bihaunes, la seule zone prévue pour du logement social2…
Les habitants étaient inquiets, affolés par cette information. De nouveaux arrivants expliquaient que leurs biens allaient être dévalués, des anciens qui devaient vendre expliquaient que leur acheteur avait renoncé pour cette raison. Bref climat de suspicion agressive vis à vis de la Mairie et panique3 !
M. Bonningue explique que Lamorlaye avec 7% de logements sociaux doit faire un effort4.
L'auditoire ne l'entend pas de cette oreille : on veut savoir : quelles constructions, combien, quand, où ?
Il leur est répondu que rien n'est décidé. Grande méfiance des résidents. Cet espace dédié aux logements sociaux serait en fait une zone dans un lotissement privé, non encore récupérée par la Mairie. Les résidents disent qu’ils vont se renseigner plus avant.
On évoque le terrain Van Boxtel, mais M. Riedel et M. Boningue rappellent son état (il a servi de décharge municipale sauvage et gratuite pendant des années…) et que cela couterait 1 million d'euros à dépolluer!
D'ailleurs le projet Stade Equestre est officiellement abandonné en raison de la proximité des cours d'eau - les excréments équins pouvant les polluer5 !
De nombreuses personnes évoquent le terrain des boulistes et demandent à ce que des logements sociaux y soient installés et pourquoi pas à côté du Mc Do ? 6
Autre thème : l'insécurité et le désagrément causés par la chicane rue du Vieux Château. Les résidents ont du mal à sortir de chez eux, la vitesse ne se réduit pas, ou bien il y a des crissements de pneus. Les travaux dans la ville compliquent la situation. Le policier répond que la vitesse ne peut pas être mesurée à cet endroit, « c'est trop court pour les jumelles! » 7
M. Bonningue et M. de Angelis parlent d'incivilité générale ! On reparle des excès de vitesse et des rodéos du côté du collège. 8
L’implantation des logements sociaux a catalysé les 3/4 de la discussion et de l'assemblée. Il y avait des gens plutôt pour...et d'autres carrément contre que M. Bonningue accusait d'électoralisme.
Voilà ce que j'en ai retenu depuis ma position d’observateur ; observer, comprendre, débattre, donne envie d’expliquer sur ces problèmes la position de la liste de gauche : c’est ce que nous faisons dans les notes qui viennent compléter ce compte-rendu.
NOTES et REMARQUES
1: Faut-il rappeler que le « logement social » est une obligation légale, une nécessité pour beaucoup de nos concitoyens : les « jeunes » qui démarrent dans la vie, les « vieux » et leur petite retraite,  tous ceux qui travaillent à Lamorlaye et animent notre quotidien . Ceux-là ont souvent des petits ou moyens salaires. Le logement social peut être beau ! Et loi SRU oblige, il ne doit pas être un ghetto : la mixité sociale qui ne semble pas un désir spontané de tous nos concitoyens veut dire logements à loyer aidé et non aidé  aux mêmes endroits.
A ce titre étendre les logements des Bihaunes, comme le prévoit l’actuelle Mairie, répond à une facilité mais pas à l’objectif de mixité. Il faudrait y prévoir des logements  dits « intermédiaires » (PLS). Mais il faudrait surtout que le projet avance !
2 : On peut supposer que la réunion de quartier du secteur des Bihaunes verra s’exprimer les mêmes inquiétudes pour l’extension des Bihaunes et ne se fera aucun souci pour le logement social prévu dans le secteur de la Pépinière… Certains de la Seigneurie ignoraient l’existence de cet autre projet de logements aidés : c’est aussi à cela que cela sert la réunion de quartier !
3 : La crise qui touche notre société n’est sans doute pas pour rien dans les difficultés à vendre ou à acheter un bien immobilier. Ce n’est pas en oubliant les plus faibles que nous en sortirons : elle rend d’autant plus urgent d’augmenter l’offre de logement social
4 : Si l’effort n’est pas fait, les impôts locaux devront prendre en charge des pénalités de plus en plus lourdes que tous les contribuables devront payer…
5 : Application de la directive « nitrates ».
6 : C’est une proposition  de la liste de gauche Lamorlaye Autrement soutenue par le Comité d’Action des Citoyens de Gauche de Lamorlaye qui n’a pas –pour l’instant- été prise en considération : nous pensons effectivement que les boulistes seraient très bien près des jardins familiaux et que l’immense terrain qui leur est exclusivement réservé pourrait être mieux utilisé ! La dépollution nécessaire du terrain Van Boxtel serait alors beaucoup  moins coûteuse puisque les installations de boulistes ne nécessitent pas de grandes fondations…
7 : Il faut néanmoins trouver un moyen de réduire la vitesse dans cette rue comme ailleurs. Peut-être faut-il faire commencer les chicanes un peu plus loin du croisement avec la rue de l’Eglise ? Un plan de circulation générale dans la ville semble s’imposer et non pas des mesure à l’emporte-pièce…

8 : Il semble que le climat au collège (dehors et parfois dedans) soit à la violence ! La police doit être présente pour interdire et sanctionner en cas de rodéos ; cela reste (dedans et dehors) heureusement marginal mais pour autant cela est inacceptable, un accident est vite arrivé. Nous devons tous, enseignants, parents, élèves se comportant  « normalement », responsables municipaux,  nous mobiliser pour ramener le calme et la courtoisie à l’intérieur et aux abords du collège, et plus généralement dans nos rues, nos réunions, nos débats.