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jeudi 27 novembre 2008

Lucienne Jean : après le café citoyen du 22 novembre

Samedi 22 novembre, la gauche de Lamorlaye, c'est à dire les élus de la liste Lamorlaye Autrement et le CACGL organisaient un café citoyen, qui avait 2 objectifs :
- informer les retraités de la fonction territoriale des enjeux du vote par correspondance qu'ils sont appelés à faire ces jours-ci pour désigner leurs représentants au CA.
- discuter des relations municipalité/associations : pour analyser ensemble la situation aujourd'hui à Lamorlaye ; mais aussi pour mieux comprendre les problèmes -réels- qui se posent et comment les résoudre au mieux : pour un fonctionnement des associations plus facile, pour une gestion rigoureuse et respectueuse des lois coté municipalité et pour une transparence maximum (pas de passe-droit pour tel ou tel mais une règle connue, si possible comprise et appliquée à tous).

Pour animer la discussion sur le thème "associations" nous avions invité Eddie Beaubrun qui est un jeune élu creillois, du PRG ; il représente la municipalité dans plusieurs associations ; il fait partie de la commission qui s'occupe des associations et il est salarié dans une structure associative.

Nous étions 13, tous plus ou moins impliqués dans des associations de Lamorlaye : Nicole Anconina (présidente de l'ALMA) - Maurice Anconina - Pierrette Camus (trésorière de l'ALMA, du Cinéclub et du CACGL) - Michel Carratt – Alain Chalard (Rencontres de la Thève) – Loïc Chaussin (une association de lycéens, de Chantilly, organisant des concerts) - Lucienne Jean( conseillère municipale Lamorlaye Autrement, présidente du CACGL, secrétaire de l'ALMA) -Gérard Jean – Hervé Moula (conseiller municipal Lamorlaye Autrement, vice-président du CACGL, secrétaire du Cinéclub) - Brigitte Quintard – Monique Rabelle (présidente du Cinéclub) – Lucien Vial (secrétaire du CACGL et retraité de la fonction territoriale -donc concerné par le premier point).

13 ce n'est pas beaucoup ; mais en même temps cela permet de vrais échanges ! Eddie Beaubrun a su donné une vision politique du rôle des associations dans une ville et de la façon dont une municipalité peut les soutenir, s'appuyer sur elles, susciter des actions, ...

Contrairement à ce qui nous a été reproché, l'esprit de ce café citoyen était constructif ! Les associations -celles qui sont venues et toutes les autres- sont conscientes qu'elles ont besoin de la municipalité mais aussi que la municipalité, quelque qu'elle soit, a besoin d'elles, parce que la ville a besoin de ses associations pour être vivante et conviviale !

Peut-être que si l'annonce que nous avons demandée avait été faite sur les panneaux électroniques, nous aurions été une petite vingtaine... Mais ce qui avait été fait pour le café citoyen de septembre (sur les comités de quartier) a été refusé pour celui-ci, jugé polémique. Tout ce que nous entreprenons, en tant qu'élus minoritaires et de gauche, peut être jugé polémique ! Mais le droit -pour les élus- à l'information ne se mesure pas selon le contenu de ce qu'ils décident de dire ! La liberté d'expression est un droit ! Un droit qui s'applique à tous à condition de respecter les grands principes de notre République et de respecter les personnes.
C'est ce que nous avons toujours fait et continuerons à faire.

Retour sur le café citoyen :
1- après une rapide présentation des participants, Lucienne Jean rappelle le contexte du « dialogue » actuel entre associations et municipalité ; avec un gros problème : la récente décision municipale d’appliquer un tarif de location des salles pour les associations locales ; avec en corolaire, un risque de traitements « particuliers » pour ne pas dire « de faveur » contraire à l’objectif affiché et que nous revendiquons aussi de transparence ; des décisions mal accompagnées : plus de banderoles depuis fin juin mais encore rien de mis en place (il y a des projets) pour soutenir la communication sur les manifestations locales ; des annonces trop floues et sur des bases non discutées en commission ( c’est Hervé Moula qui représente Lamorlaye Autrement dans la commission Vie Associative) : le projet de convention par exemple, sur lequel nous sommes nombreux à nous interroger ; l’idée que la municipalité demande des actions précises à telle ou telle association est une bonne idée : nous l’avions mise au programme de la gauche ; avec des engagements réciproques ; et dans le cadre d’une ambition bien exprimée de la municipalité pour la ville : par exemple, mixité sociale (par le jeux de tarifs adaptés, mixité générationnelle (par des actions spécifiques) ; travail visant à mieux faire connaitre notre ville ; etc… Donc chaque convention ne peut être que spécifique, adaptée à l’association concernée et aux attentes définies par la municipalité après un travail collectif… C’est comme ça que la gauche aurait mis en œuvre sa politique envers les associations ; et on en est très loin !
Cette introduction fut plus concise que ce que vous venez de lire ! Et elle a été interactive : chacun a complété l’analyse ébauchée en introduction ; mais face à un écran, je deviens (encore plus) bavarde et comme personne ne peut intervenir… Mais il ne faut pas abuser de cette liberté : je reprends donc le cours de notre après-midi citoyenne.

2- Eddie Beaubrun prend la parole et partant de son expérience creilloise, il propose des axes de réflexions :
- les associations portent la vie locale ; et en pratique, la vie associative (culture et sport) est supplétive de la puissance publique.
- un certain nombre de services nécessitent une mission de délégation de service public avec mise à disposition des infrastructures mais aussi d’agents communaux qui peuvent être détachés au service d’une association. A Creil, les grosses associations sportives sont sous contrats d’objectifs. Mais les associations qui travaillent sur la culture, l’enfance, les personnes âgées, sont aussi concernées.
- il faut rationnaliser l’utilisation des moyens communaux disponibles ; mais ces moyens sont gratuits puisque tous le travail des associations est fait au bénéfice des habitants, donc de la ville. Il y a un service rendu en échange des moyens mis à disposition. Par contre, les associations extérieures avec activité rentable sont tarifées.
- la subvention annuelle reflètera le degré de satisfaction par rapport au travail fait sur l’année. A Creil, un barème va être établi pour plus d’honnêteté et de transparence (c’est aussi annoncé par notre mairie : très bien ; mais on ne sait encore rien de concret) dans l’attribution des subventions ; on va tenir compte des efforts faits par les associations sur la parité, la formation des bénévoles, l’insertion dans les activités de la ville, les jeunes, les anciens, les tarifs (les services municipaux de Creil réfléchissent aujourd’hui à utiliser un indicateur de taux d’effort plutôt que le quotient familial). Ce sont des informations comme celles-là qui nous manquent à Lamorlaye ! Même si elles sont différentes bien sûr… La valorisation du personnel municipal mis à disposition, du matériel et des infrastructures correspond à une subvention directe « en nature » de la collectivité. La Maison des Associations à Creil prête des salles avec du personnel – appui logistique et administratif – aide à la demande de subvention- c’est une « legal ressource ».
A noter que pour les associations nouvellement crées, la subvention est accordée pour un projet précis.


3- Un peu plus tard, Eddie Beaubrun essaie de retraduire ce qu’il a compris –au travers de nos interventions et des informations que nous lui avons communiquées- :
Si la ville ne choisit pas de travailler avec les associations, elle ampute son propre développement. On a l’impression qu’on s’embourbe dans des complications bureaucratiques ; les associations ne peuvent pas assumer des charges comme un commissaire aux comptes ! Mais il est naturel de rendre des comptes ; et la convention d’objectifs est nécessaire si la municipalité est capable d’expliquer … ses objectifs.
Il faudrait penser une synergie des associations contre les choix municipaux – ne pas rester dans une complicité passive pour les associations qui seraient mieux traitées que les autres… Il faudrait envisager une coordination sans attendre que la municipalité crée un office culturel ; une association pourrait remplir cette fonction : avec des moyens (1 personne ressource : à titre d’exemple, la Région propose des emplois tremplins –financés à 70%- pendant 3 ans) ; il pourrait y avoir un pot commun permettant d’avoir du matériel. Mais cela nous semble bien difficile à réaliser !

En fin de réunion nous abordons un peu le premier point prévu : élections pour la caisse de retraites de la fonction territoriale et hospitalière ; comme il n’y a personne de concerné parmi nous (à part l’initiateur Lucien Vial) on dérive sur le problème plus général des retraites ! Pour décider assez vite que ce sujet mérite bien un débat à lui tout seul ! A traiter dans un prochain café citoyen !

2h30 de discussions, d’expériences et de réflexions partagées ; avec les tartes du Caméléon : cette fois, c’est la tarte abricots –amandine qui a reçu la palme du public !

Hervé Moula : blog à part, vidéo-surveillance

Notre CCAC - entendez la communauté de l'aire cantilienne- se propose d'installer un réseau de vidéo-surveillance dans les petites agglomérations, Lamorlaye ne serait pas pour le moment concernée. Cette mesure qui se veut protectrice appelle une question : l'administration doit-elle s’immiscer dans la vie privée de tout un chacun qui serait alors enregistrée, fichée, examinée, évaluée, critiquée. Sur le plan philosophique, il s'agit d'une atteinte aux libertés individuelles, ce qui est inacceptable en Démocratie. Sur le plan concret, les administrés doivent pouvoir se prononcer. Cela peut se faire par un référendum municipal ou au travers des comités de quartier lorsqu'ils existent. Une telle mesure ne peut pas être prise en catimini, d'autant que nos responsables de la sécurité sont sereins et ne signalent aucune délinquance particulière dans le secteur cantilien.
Les citoyens doivent donc prendre la parole et se prononcer : pour ou contre une vidéo-surveillance dans leur ville : pour qui, pourquoi, où, quand, comment ?
La meilleure sécurité, à mon sens, réside dans une bonne communication, une bonne information, un échange entre voisins, entre quartiers, dans une solidarité et non pas à instaurer un couvre-feu sur la ville et à réduire la communication entre les hommes.

Votre conseiller dévoué, Hervé Moula

jeudi 20 novembre 2008

en toute conscience...

C'est le nom du fichier contenant une lettre que je viens de recevoir : celle d'un enseignant qui refuse publiquement et arguments à l'appui de faire le jeux des "réformes" introduites dans notre système éducatif.
Cette lettre est diffusée sur internet ; je l'ai donc reçue avec beaucoup d'autres internautes ; mais au risque d'une redite pour certains, je vous la propose ici en forme de soutien à cet enseignant et à tous ceux qui, comme lui, sont consternés, inquiets, en colère, ... devant la prise en main de notre système éducatif !
"Paulhan, le 17 novembre 2008
A M. L'Inspecteur de l'Éducation Nationale
circonscription de Lodève
Monsieur l'Inspecteur,
Je vous écris aujourd'hui pour vous faire part de mes réflexions et de mes décisions, qui m'amènent à entrer en résistance contre les multiples réformes néfastes que nous subissons aujourd'hui dans les écoles.
Depuis septembre est mise en place « l'aide personnalisée » qui se déroule à raison d'une demi-heure le matin sur mon école. La mise en place de ce dispositif sert de prétexte à la suppression des RASED.
Je suis extrêmement mal à l'aise pour expliquer aux parents de mes élèves que les faire lever tôt le matin avec quelques uns de leurs camarades, pour travailler sur quelques « points non acquis » est une bonne chose pour leur enfant. De même comment l'expliquer aux élèves, quand on sait pertinemment que mettre en place ce dispositif revient à accepter la disparition des RASED, alors qu'un grand nombre des élèves qui se trouvent dans ma classe bénéficient ou ont bénéficié des services indispensables rendus par mes collègues du RASED. Ces collègues ont reçu une formation importante pour travailler avec les enfants, mais aussi avec les parents. Ils font un travail spécifique que je ne peux prétendre remplacer en prenant « des petits groupes » tous les matins.
En toute honnêteté, je refuse de travailler cette façon. Aussi, j'ai décidé que dès la prochaine période, à la rentrée des vacances de Noël, après en avoir parlé aux parents, je prendrai ma classe entière, en deux groupes, pour travailler sur un projet (théâtre, journal, site internet de la classe...) que nous déciderons d'ici là avec l'ensemble de mes élèves.
Depuis l'an dernier, sont proposés des stages « de remise à niveau » pour les élèves de CM. Ces stages se déroulent dans un cadre de l'école pour des enfants « en difficulté ». Ils sont assurés, pour la plupart, par des enseignants payés en heures supplémentaires défiscalisées.

Deux choses:
- Cette défiscalisation participe au démantèlement des droits sociaux (en particulier sécurité sociale). Quel rapport avec mon métier ? Beaucoup de mes élèves qui connaissent des difficultés d'ordre scolaire sont aussi issus de familles qui sont en difficultés sociales. Accepter un tel dispositif revient à mettre ces familles encore plus en difficulté, avec, par exemple
le non remboursement de leurs dépenses médicales!
- sur le plan strictement pédagogique, je suis convaincu que le cadre proposé n'est pas adapté pour aider et surtout valoriser mes élèves. Au contraire, ces dispositifs participent à leur stigmatisation. Leur ressentiment compréhensible sera plutôt d'être privé d'une partie de leurs vacances car ils « ne sont pas bons ».
En toute honnêteté, je refuse de travailler de cette façon. Je ne me porte évidemment pas volontaire pour ces stages, mais je ne fournirai plus désormais les noms d'élèves susceptibles de subir ces stages de remise à niveau. Je préfère travailler (bénévolement) en lien avec les structures associées à l'école, comme la bibliothèque municipale, qui met en place gratuitement, pendant les vacances, des projets autrement plus bénéfiques aux apprentissages, et qui valorisent les enfants.
Enfin, depuis la rentrée, le « service minimum d'accueil » est appliqué. C'est un dispositif de limitation inacceptable du droit de grève des salariés, et ça le sera encore plus lorsque les décrets d'application concernant le dépôt des préavis de grève seront parus. D'autre part les élus de ma commune ont délibéré démocratiquement en Conseil Municipal, et refusent
la mise en place de ce dispositif. La commune est pour cela, comme 22 autres communes dans le département, assignée devant le Tribunal Administratif par M. le Préfet.
En toute honnêteté, je refuse de participer aux attaques contre le droit de grève. Aussi, en réponse à l'appel de mon organisation syndicale, et par solidarité avec les élus de ma commune, je n'envoie pas de déclaration « d'intention » lors des mouvements de grève. Je continue bien évidemment à prévenir le plus tôt possible les parents de mes participations aux journées de grève.
Je suis conscient des conséquences possibles pour moi de cet acte de désobéissance que je rendrai publique.
Je vous prie de croire, Monsieur l'Inspecteur, en ma détermination et à mon attachement à un service public d 'éducation qui participe à l'émancipation des élèves et qui respecte ses personnels.
Philippe Cherpentier
adjoint classe élémentaire
CE2-CM1
école G. Brassens, 34230 Paulhan
co-secrétaire départemental de SUD Education."

Et cet enseignant a été convoqué ce matin par l'inspecteur de l'Education nationale par une lettre d'une grande sécheresse :
"objet : convocation
Je vous convoque à mon bureau
mercredi 19 novembre 2008 à 9h"
Ni bonjour, ni bonsoir ! Aucune formule de politesse ! Bel exemple de courtoisie et de respect venant d'un enseignant au plus haut niveau ! Heureusement les inspecteurs ne sont pas en contact direct avec les élèves : nos enfants (et petits-enfants pour ce qui me concerne) trouvent certainement auprès de leurs enseignants -rebelles ou pas- un meilleur exemple...

A Paulhan, la municipalité discute des dispositions du service minimum d'accueil ; ce n'est pas le cas chez nous et ce n'est pas une surprise; mais on ne sait même pas comment il est mis en place ! Les conditions de sécurité sont-elles respectées ?
Combien d'enfants suivis par le RASED à Lamorlaye ? Que pensent les parents de Lamorlaye qui bénéficiaient de l'intervention-gratuite- du RASED pour leurs enfants, de sa suppression prochaine ?
Toutes ces questions mériteraient d'être posées et surtout débattues: quelque soit la "couleur" de la municipalité.

dimanche 16 novembre 2008

Depuis deux jours nous avons commencé la distribution d'un nouveau n° de Convergences : le N°23 qui annonce un café citoyen (oui ! la formule nous plait) consacré cette fois d'une part aux relations municipalité / associations et d'autre part aux prochaines élections pour les caisses de retraites des employés territorieux actifs (employés par la mairie) ou retraités (et habitant Lamorlaye).
Le premier point devrait intéresser presque tout le monde à Lamorlaye ; le second concerne les employés municipaux (presque 100) et 68 retraités ! Si on a voulu en parler c'est que nous avions demandé que la publicité concernant la vérification des listes électorales par ces personnes soit faite d'une façon moins minimaliste par la municipalité et qu'on nous a dit non !
Ce vote se fait exclusivement par correspondance et les mairies devaient afficher la liste électorale de leur ville pour permettre une vérification par les électeurs et si nécessaire une correction. Chez nous, la liste a été affichée très discrètement ; nous avons demandé une information sur le panneau électronique mais la réponse a été que pour 100 +68 personnes on ne ferait rien de plus que ce qu'impose la loi !
Nous ne comprenons pas cette réticence à aider - pour un coût quasi nul- les gens à remplir un devoir électoral !
A propos d'élection : il y a aussi bientôt les élections prud'homales ; on votera le 3 décembre dans la mairie de son lieu de travail. Vous pouvez trouver des explications sur le site : http://www.prudhommes.gouv.fr/ ; les panneaux électoraux sont déjà en place : mais vides pour l'instant !
Et bien sûr : les nouveaux arrivants à Lamorlaye ou ceux qui ont changé de quartier doivent s'inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre ; et on sait tous que la période qui arrive, juste avant Noël et juste après, passe très vite ! Mieux vaut donc s'inscrire dès maintenant !