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samedi 11 juillet 2009

Lucienne Jean : Dernier conseil municipal avant les vacances ...

Et heureusement ! Car la façon dont se déroule nos conseils est de plus en plus démoralisante. Depuis avril, on ne peut plus discuter les comptes-rendus et maintenant il n'y aura même plus matière à discuter : le compte-rendu se réduira à la liste des décisions prises ...
Aujourd'hui c'était une après-midi "mairie" : 15h30, Comité technique paritaire ; 17h, une réunion avec le centre social ; à 20h30 Conseil municipal...
Le CTP a été convoqué avant que le Conseil ne délibère sur un problème d'organisation du travail (le ménage dans les écoles) et sur l'embauche de jeunes en Contrat Aide à l'Emploi (CAE). Toutes les "idées" émises par M. Sarkozy sont reprises par notre municipalité : les CAE c'est bien dans un cadre d'emploi très difficile. Donc profitons en ; mais comme toujours c'est ultra précaire et ça habitue tout le monde à employer des gens qui ne coûtent pas le prix "normal" ; ici l'état paie 90% de tout (salaire et charges) ; c'est tentant ! Mais après n'importe quel emploi normal va sembler hors de prix ; et si un autre type de CAEbis se profile on préfèrera jeter les CAE (c'est à dire des jeunes de 18-20 ans) et en prendre d'autres... Le maire avait semble-t-il l'idée d'embaucher ensuite ces jeunes comme employés municipaux ; mais il y a toujours quelqu'un pour dire "combien ça coûte" et on sent tout de suite l'emploi "normal" se ratatiner, fondre comme neige au soleil...
On a l'impression qu'entre le CSR et la municipalité il y a un problème d'espace vital. La mairie crée des projets plus ou moins parallèles à ceux que le CSR pourrait développer; et cela, avec une constance désarmante. Maintenant c'est le "jardin d'éveil" ; dernier gadget élyséen, petit coup de sonde pour déstabiliser un peu les maternelles, le jardin d'éveil est objectivement -si on ne lui prête pas toutes sortes d'intentions cachées mais tellement évidentes- une pièce manquante dans la panoplie de la petite enfance. Mais la version en cours du jardin d'éveil c'est aussi une façon de baisser les exigences de qualité (sur les locaux et la qualification des personnels; leur nombre aussi peut-être) ; et - pas de chance !- le CSR a déjà un agrément pour faire l'accueil sur une très longue journée (7h-19h) des petiots de 2 mois à 4 ans... Peut-être arriverons nous à être complémentaires... Pour le moment c'est crispé. et c'est certainement du gâchis ! le jardin d'éveil peut accueillir 12 ou 24 enfants à partir de 2 ans ; le CSR, 30 enfants sur un éventail d'âges bien plus large ; et avec des tarifs adaptés aux revenus... on en a parlé ce soir, à propos des tarifs de cantine : une commission scolaire va se pencher sur la question...
Du Conseil lui-même que dire ? Il y a eu beaucoup d'informations intéressantes : budget réalisé à mi-course, travaux, appels d'offre.
Les QD se multiplient ; en plus des nôtres (problèmes très terre à terre mais en phase semble-t-il avec les intentions de la majorité : stationnement place du Calvaire , toilettes publiques, panneaux d'affichage) et de celles de la liste de Mme Curan-Bidaut (elle a fait découvrir plein de choses sur le "projet château" ou plutôt, sur les "dépenses château"...) nous avons aussi la question de Mme Peltier (le pont de la route des Princes coûtera-t-il vraiment 500000€ ?) et celle de M. Drumont (question existentielle : vu comment ça fonctionne, est-il encore vraiment adjoint ???)
Pauvre Conseil ! Et pauvres conseillers !
Mais vivent les vacances ! Lundi feu d'artifice : il devrait être beau. Et cette année je le verrai...

Hervé Moula : blog à part

Bonjour !

Notre mairie tient à coeur de répondre aux besoins de ses administrés. Nous en prenons acte. Mais il convient d'avoir le sens des réalités et de ne tirer des plans sur la comète qu'à bon escient. Bref il importe de prévoir les besoins à venir de tout un chacun et d'éviter de se "planter". Mais ce travail de futurologue est ardu et nombreux sont ceux qui s'y sont brulés les ailes. Notamment en ce qui concerne les prévisions médico-sociales, nos décideurs n'ont pas brillé par leur imagination. L'argent des retraites par répartition ont été utilisées au fur et à mesure de leur encaissement, lorsqu'il y avait des millions de travailleurs jeunes: le système fonctionnait. Maintenant qu'il y a une inversion de la pyramide des âges et une destruction massive des emplois initiée avec les poinçonneurs de métro, les travailleurs de la sidérurgie et des charbonnages, les gardiens d'immeubles, les employés de sécu et maintenant les caissières des grandes surfaces...Notre population a été encouragée et poussée aux loisirs et à consommer. Pourtant avant de se distraire et d'acheter, il faut avoir une activité ou une source de rémunération. Cela peut-être un travail pour les uns, une rente pour les autres. Le médico-social a payé son tribut. Ainsi les dépenses de santé ont été programmées à la baisse, donc moins de personnel hospitalier, moins de médecins en formation pour prendre en charge plus de nouvelles maladies, plus de personnes âgées. Cela au bénéfice de marchands de techniques et de médications de plus en plus onéreuses, pas toujours bénéfiques. On tourne en rond. Et plus il y a de mesures coercitives, plus le déficit de la sécu grandit. Ce n'est pas en déresponsabilisant la population que l'on résoudra cette situation qui nous touche tous.
Je reviens sur Lamorlaye où la rumeur d'édification d'une nouvelle structure médicale dans la ville fait son chemin. De quoi peut-il s'agir ? A Quels besoins cela répondra-t-il ? Une enquête auprès des Morlacuméens a-t-elle été menée ? Pas à notre connaissance en tous cas. Les besoins en personnels médico-sociaux se font cruellement sentir actuellement. Ce n'est pas en édifiant un bâtiment que l'on va régler le problème humain. Par contre proposer une aide à l'installation contractuelle à de jeunes praticiens qui s'engageraient à oeuvrer sur la commune plusieurs années, ou encourager une structure pour la garde médicale ou encore orientée vers la prise en charge des malades dépendants, serait à mon sens plus utile à court terme. Nous recommandons à nos décideurs d'ouvrir le débat à l'ensemble de la population, de ne rien décider qui ne serait que perte de temps et d'argent. A éviter en nos temps de vaches maigres.

Et bonnes vacances !

Hervé MOULA
votre conseiller