Notre CCAC - entendez la communauté de l'aire cantilienne- se propose d'installer un réseau de vidéo-surveillance dans les petites agglomérations, Lamorlaye ne serait pas pour le moment concernée. Cette mesure qui se veut protectrice appelle une question : l'administration doit-elle s’immiscer dans la vie privée de tout un chacun qui serait alors enregistrée, fichée, examinée, évaluée, critiquée. Sur le plan philosophique, il s'agit d'une atteinte aux libertés individuelles, ce qui est inacceptable en Démocratie. Sur le plan concret, les administrés doivent pouvoir se prononcer. Cela peut se faire par un référendum municipal ou au travers des comités de quartier lorsqu'ils existent. Une telle mesure ne peut pas être prise en catimini, d'autant que nos responsables de la sécurité sont sereins et ne signalent aucune délinquance particulière dans le secteur cantilien.
Les citoyens doivent donc prendre la parole et se prononcer : pour ou contre une vidéo-surveillance dans leur ville : pour qui, pourquoi, où, quand, comment ?
La meilleure sécurité, à mon sens, réside dans une bonne communication, une bonne information, un échange entre voisins, entre quartiers, dans une solidarité et non pas à instaurer un couvre-feu sur la ville et à réduire la communication entre les hommes.
Votre conseiller dévoué, Hervé Moula