samedi 16 novembre 2013

Lucienne JEAN : et le Conseil municipal a adopté le nouveau PLU

La séance du Conseil municipal vient de se terminer ; le PLU a été adopté par 17 voix POUR et 12 CONTRE.
Les élus de la Gauche ont voté POUR après avoir expliqué que :
- ce PLU était encore trop timide par rapport au besoin de logements sociaux de Lamorlaye
- mais que'il contenait des avancées importantes concernant
 a) l'inventaire (même incomplet) de bâtiments dits "remarquables" soumis à des restrictions concernant les modifications autorisées sur eux
 b) la protection de la zone UL (Le Lys).
- et que Lamorlaye avait un besoin urgent de disposer d'un document d'urbanisme cohérent avec nos lois et notre époque.
Les conseillers opposés à ce PLU (ou plutôt opposés d'abord au maire qui le présente) ont manifesté par leur questions un parti-pris qui ne surprend personne.
Mais après avoir entendu l'exposé de la responsable du cabinet de Conseil qui a aidé la ville dans l'élaboration de ce PLU, il ne leur restait pas beaucoup de questions à poser...
Reste, nous en sommes bien d'accord que la concertation AVANT l'arrêt du PLU par le Conseil municipal qui permettait de lancer le PLU a été insuffisante ou pas assez directe.
Il faut parfois accepter la confrontation ; et nous avons souvent demandé que des réunions soient organisées.
Mais sans succès !
Le texte qui est mis en ligne est celui que nous avions préparé.
Bien sûr il a servi de trame à notre dernière intervention  ; tout n'a pas été lu en détail et ce qui précède a été dit sans être dans notre texte...
Le public était très nombreux ; sans doute autant que le 6 novembre.
Comme, cette fois, il avait accès à la salle du Conseil (le Foyer culturel),
comme des explications ont été données sur les contraintes légales encadrant la période "arrêt du PLU - adoption du PLU",
comme un débat était prévu après la séance, ...
l'atmosphère était beaucoup plus calme ! Appliquée même !
Très vite, on a senti que les gens écoutaient, découvraient beaucoup de choses très différentes de ce qu'ils avaient lu ou entendu ici et là, comprenaient la méthodologie et constataient que beaucoup de leurs remarques avaient été prises en compte.
Est-ce qu'on peut imaginer que cela se reproduise sur d'autres sujets, sans passer comme le 6 novembre, par la case "psychodrame" ?


mercredi 13 novembre 2013

Lucienne Jean : mais où est le débat politique ?

Je viens d'accepter un commentaire reçu  à propos de mon message précédent : un commentaire qui me conseille d'aller vivre ailleurs... Là où il est "normal" de trouver des logements sociaux...
En principe je n'accepte pas de message anonyme : j'aime bien savoir qui me parle et pouvoir le regarder dans les yeux. 
Ce commentaire est très courageusement anonyme mais il est aussi tellement violent (en peu de mots) que je pense que chacun doit y réfléchir. 
L'audience de notre blog ne dépasse sans doute pas beaucoup les limites de notre petite ville. C'est donc un de mes concitoyens qui me conseille d'aller vivre ailleurs !
Mais que je vive ici ou ailleurs, je continuerai à penser et à demander une répartition correcte des logements "sociaux" sur l'ensemble de nos villes et villages ! 
Que je vive ici ou ailleurs, il y aura toujours des gens, ici et ailleurs, pour revendiquer plus de justice, plus de solidarité, plus de respect humain.
Le courageux anonyme qui me conseille de lui "foutre" la paix se sent peut-être tout à son aise avec ceux qui sifflent  le président de la République pendant les cérémonies du 11 novembre ou avec ceux qui se permettent des comparaisons insupportables sur Christiane Taubira. 
Et mes idées l'incommodent ! 
La mixité sociale ne lui convient pas ! Il n'en veut pas, même si c'est inscrit dans nos lois !
Pourtant, il est certainement bien content, cet anonyme :  il fait peut-être un tiercé de temps en temps ? Il achète peut-être du pain frais très tôt le matin ? Peut-être va-t-il  lire son journal dans un de nos bistrots ? Ses enfants vont peut-être à l'école ? Il va faire ses démarches administratives à la mairie ? Il a peut-être aussi une vielle maman qui a besoin d'aide dans sa vie quotidienne ? ...
Sans doute trouve-t-il naturel et confortable que tout cela soit possible ? Et il a raison ! C'est possible, pour lui et pour tous les Morlacuméens, grâce au travail de gens qui ne peuvent pas se loger à Lamorlaye parce qu'il n'y a pas assez de logements sociaux : mais est-ce juste ?

C'est le premier commentaire de ce genre que nous ayons reçu.
Peut-être aurait-il mieux valu ne pas le publier ? Ou ne pas le commenter ?
A chacun de juger...

dimanche 10 novembre 2013

Lucienne JEAN : nous ferons donc le 15 ce que nous n'avons pas pu faire le 6...

A savoir tenir un Conseil municipal en présence de tous ceux qui désirent y assister !

Le Conseil municipal annulé le 6 novembre dernier aura donc lieu le vendredi 15 novembre à 20h30 AU FOYER CULTUREL ! 
Nos concitoyens pourront donc entendre le détail des modifications apportées au PLU.

Avec la version présentée à l'enquête publique une note (PIECE N°3) mise en ligne début juin avant le début de l'enquête présente déjà beaucoup de modifications. Après les conclusions du commissaire enquêteur il restait encore quelques points à traiter.
Tout cela va donc pouvoir être entendu par le public, qui sera sans doute aussi nombreux que mercredi dernier.

Entre temps ceux qui habitent le Lys ont eu encore un tract dans leurs boites aux lettres ! Tract dans lequel nous relevons une erreur, toujours la même, répétée avec des formes diverses, de tract en blog et de blog en réunion !

Ce tract assimile les habitants du Lys (les seuls à qui il s'adresse) à "des victimes silencieuses" ! Pour ce qui est du silence, il y a erreur manifeste ! Et le mot "victime" est légèrement exagéré...
Ce même tract évoque "l'urbanisation du Lys, la transformation du cadre forestier historique en immeubles d'appartements" : mais il n'en est absolument pas question NI dans le PADD, NI dans le PLU !

Le commissaire enquêteur dit très exactement dans son rapport :"S’agissant du domaine du Lys, je note la volonté de toutes les parties de sauvegarder ce domaine à la fois riche dans sa biodiversité et fragile en raison de la présence de marais." 

Il dit ensuite : "Jusqu’alors les règles d’urbanisme découlant du Plan d’occupation des sols avaient permis de maintenir le domaine dans sa configuration actuelle."
Ce n'est pas tout à fait exact : il y a eu beaucoup de divisions dites "en drapeau" ou "en chaussette" que le POS n'a pas su empêcher ! Étant à la commission d'urbanisme depuis 2001, je peux attester qu'à chaque dossier on s'est posé la question ... Mais on n'a, pour le moment, aucun outil réglementaire pour les empêcher. 

Le commissaire constate ensuite : "Cependant dans le cadre du projet de plan local d’urbanisme, il est patent que les nouvelles règles, même si elles apparaissent plus restrictives, conduiront inévitablement à une certaine densification du domaine.
En effet, en raison de la configuration de la plupart des terrains (un seul accès à la voirie) l’ouverture d’un passage, fusse-t-il d’une largeur de 14 mètres, pour permettre d’accéder au fond de la parcelle constitue bien une urbanisation de deuxième niveau.
Or c’est précisément les fonds de parcelle qu’il convient de préserver de la déforestation et ce n’est pas la règle des 70% d’espaces de boisement qui permettra de limiter efficacement ce phénomène.
Il convient également de soulever les problèmes de sécurité incendie en raison notamment de l’éloignement des constructions de deuxième niveau par rapport à la voirie et aux bornes incendie.
Dans ces conditions, en raison de la spécificité du domaine, je considère que la seule réponse qui peut être apportée est d’y interdire toute construction dite en « double rideau »."
Il demandera en conclusion qu'on trouve comment empêcher ces constructions qu'il appelle "en double rideau" et que nous avions l'habitude d'appeler "en chaussette" ou en drapeau : sur ce point il faudra attendre la séance de vendredi pour avoir la réponse de la municipalité et donc réagir en fonction d'elle et non en fonction de tracts alarmistes....

Beaucoup de citoyens avaient demandé le classement en Espace Boisé Classé du Lys ; le commissaire enquêteur n'y est pas favorable : "D’autre part, à propos de la demande de classement du domaine du Lys en espace boisé classé, j’estime que cette disposition n’est pas tout à fait adaptée au cas du domaine du Lys dans la mesure où il implique pour les résidents de nombreuses contraintes.
Ce classement interdit en effet tout changement d’affectation du sol (création d’allée, de piscine, de terrasse..) de nature à compromettre la conservation la protection ou la création des boisements.
Les défrichements y sont interdits ainsi que tout autre mode d’occupation des sols et les coupes et abattages d’arbres sont soumis à déclaration préalable.
Quant à la demande de classement sur une partie de chaque parcelle (50%) elle suppose qu’un recensement précis et complexe soit effectué au préalable.
Sans avoir recours à ce type de classement, la commune peut avoir recours à des mesures spécifiques de protection des paysages conformément aux dispositions de l’article L 123-1-7e du Code de l’urbanisme"
La PIECE N°3 mise ne ligne en juin classe le Lys en "protection forestière" exactement ce que conseille le commissaire !

Le commissaire fait aussi d'autres remarques : il faut mieux étudier les possibilités de logements sociaux dans le centre bourg, déplacer la zone équestre, abandonner l'extension des Bihaunes, ...
Mais de tous ces aspects qui concernent la ville dans son ensemble les tracts signés "lelysenvérité" ne s'en préoccupent pas.
Pour notre part nous pensons que l'évolution du Lys concernent toute la ville (Lys et bourg et lotissements récents), tout comme la création ou pas de logements sociaux, le positionnement de telle ou telle activité. 
Nous pensons qu'un tract parlant du PLU devrait être diffusé sur toute la ville !

Nous l'avons déjà dit : ce  PLU ne met pas en danger le Lys ; il définit une zone très limitée de densification urbaine et amorce une bien timide politique favorisant la création de quelques logements sociaux (trop peu hélas !) ; il donne à la ville un cadre règlementaire qui tient compte de l'évolution de nos lois  (loi SRU entre autres).
Lamorlaye ne peut pas gérer son évolution en s'appuyant su run POS conçu dans les années 70 et qui ne peut plus être modifié sauf sur des détails !
Nous considérons que Lamorlaye ne peut pas s'engager dans encore 5 ou 10 ans de tergiversations ! Ce projet de PLU doit être adopté : NOUS LE VOTERONS.
Et la majorité qui se dégagera en mars prochain pourra y apporter les modifications  qu'elle jugera utiles...

Le PLU n'est pas non plus l'arme absolue : le voter ne donne pas "tous les pouvoirs" à la municipalité ni au maire ; et par exemple, le PLU n'a pas d'incidence sur le type d'assainissement à créer dans le Lys : nous avons l'impression que parfois la position de certains contre l'assainissement collectif, à moins que ce ne soit contre le maire, les conduit à refuser le PLU. Mais il ne faudrait pas confondre  le vote du PLU avec les prochaines élections municipales ! 

Nous encourageons tous nos concitoyens intéressés par l'avenir de notre ville dans son ensemble à venir aussi assister au Conseil municipal du 15 novembre. 

100 ou 200 habitants du Lys manifestent fortement leur inquiétude : ils se fient aux informations dont ils sont abreuvés.
Mais le Lys c'est plus de 1400 foyers ! C'est en réalité près de la moitié de la population de Lamorlaye ! Et Lamorlaye c'est plus de 9600 habitants... 
TOUS CONCERNES PAR TOUT LE TERRITOIRE DE LEUR VILLE !


Lucienne Jean : hier au ciné-club, le Capitaine Conan, aujourd'hui, Chanson de Craonne, demain, commémoration du 11 novembre 1918...

Et, en ligne de mire les commémorations du centenaire de la Grande guerre.

Le film de Tavernier vient à propos nous rappeler que la guerre ne s'est terminée ce 11 novembre 1918 pour ceux qui se battaient dans les Balkans et qui furent ensuite envoyés se battre contre la Russie bolchevique...
Voir à ce propos un article sur le blog du Parti de Gauche ((et non ! J'ai perdu le lien !) ; la mutinerie de la Mer Noire c'était  en février 1919 ! Et c'est en avril 19 que l'armée française se retire d'Odessa...

En 2013, la commémoration de cette terrible guerre à laquelle on associe maintenant tous les autres conflits, devrait rappeler la nécessité de réhabiliter TOUS LES FUSILLES POUR L'EXEMPLE !

Ils sont 650 soldats à avoir été fusillés durant toute cette guerre parce que leur exemple (refus de la guerre  - refus d'obéir à des ordres absurdes) faisait peur !

La Fédération nationale de la Libre Pensée a lancé une pétition pour obtenir leur réhabilitation collective : vous pouvez la signer sur leur site

Et comment ne pas citer en pensant à ces soldats fusillés pour l'exemple, la chanson de Craonne  :
Le lien ci-dessus vous l'offre,  chantée par Marc Ogeret (mais il faut patienter quelques secondes : publicité oblige ...)

Et voici les paroles (version de Paul Vaillant-Couturier), qui explique mieux que de longs discours l'horreur de la guerre :




Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé
On va reprendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile
Mais c'est bien fini, on en a assez
Personne ne veut plus marcher
Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot
On dit adieu aux civ'lots
Même sans tambours, même sans trompettes
On s'en va là-haut en baissant la tête

Refrain 1:
Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes
C'est bien fini, c'est pour toujours
De cette guerre infâme
C'est à Craonne sur le plateau
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
Nous sommes les sacrifiés

Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance
Pourtant on a l'espérance
Que ce soir viendra la r'lève
Que nous attendons sans trêve
Soudain dans la nuit et dans le silence
On voit quelqu'un qui s'avance
C'est un officier de chasseurs à pied
Qui vient pour nous remplacer
Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

              Refrain 1:

C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards
Tous ces gros qui font la foire
Si pour eux la vie est rose
Pour nous c'est pas la même chose
Au lieu d'se cacher tous ces embusqués
Feraient mieux d'monter aux tranchées
Pour défendre leur bien, car nous n'avons rien
Nous autres les pauv' purotins
Tous les camarades sont enterrés là
Pour défendr' les biens de ces messieurs là

Refrain 2:
Ceux qu'ont l'pognon, ceux-là r'viendront
Car c'est pour eux qu'on crève
Mais c'est fini, car les trouffions
Vont tous se mettre en grève
Ce s'ra votre tour messieurs les gros
De monter sur le plateau
Car si vous voulez faire la guerre
Payez-la de votre peau

jeudi 7 novembre 2013

Naïveté ? Impréparation? Quel gâchis !

Le 6 novembre, le conseil municipal qui devait se prononcer sur le PLU tel qu’il a été modifié en tenant compte de l’enquête publique et des avis des personnes publiques (de l’état à l’ONF) n’a pas eu lieu.
A la place, Lamorlaye a joué une des plus mauvaises pièces de son très riche répertoire :
Près de 450 personnes se sont manifestées au cours de l’enquête publique, des tracts d’autant plus mobilisateurs qu’ils étaient alarmistes ont été distribués, des articles du même acabit ont été mis en ligne, le tout largement relayé -c’est son rôle et c’est très bien- par la presse…
Alors comment imaginer que notre salle du Conseil pourrait accueillir normalement le public qui viendrait assister à cette séance consacrée au vote du PLU ?
Pourquoi ne pas avoir prévu une salle plus grande ?
Pourquoi s’exprimer si durement dès le premier contact ?
On ne comprend pas bien… Mais on constate le gâchis...
Bien sûr, il y avait dans la salle (et dehors) des citoyens sincèrement inquiets pour leur cadre de vie ; mais il y avait aussi des citoyens (d’autres ? ou les mêmes ?) sciemment inquiétés sur la base d’affirmations souvent sans fondement.
Si nos concitoyens s’inquiètent c’est d’abord parce que la communication, la concertation, le vrai dialogue (franc et  direct mais où chacun reconnait la légitimité et le domaine de compétence de son interlocuteur) ne fonctionnent pas bien.
Nous avons pourtant, au travers du bulletin municipal, des informations régulières et utiles. Mais cela ne fonctionne que dans un seul sens ! Et si le lecteur réagit, s’inquiète, n’est pas d’accord, ne comprend pas les raisons de telle ou telle décision il n’a pas vraiment de moyen de discuter avec ses élus.
Pourquoi le site de la ville ne permet-il pas ce type de dialogue ? Pourquoi le bulletin municipal n’est-il pas ouvert aux questions de nos concitoyens ? Pourquoi les comités de quartier n’ont-ils pas servi à une bonne préparation du PLU ? C’est tout le contraire qui s’est produit : le comité de la Seigneurie a eu beaucoup de mal à ouvrir le débat sur le projet de PLU au cours de sa réunion du 6 juin 2013. Et les réunions suivantes prévues pour les quartiers de Plein Soleil, des Bihaunes, du Centre et du Lys ont été supprimées…
Une analyse possible est que la droite à Lamorlaye, se sent si bien implantée, si forte, qu’elle en perd tout bon sens ; nous parlons (nous, les élus de la gauche) de solidarité entre les citoyens ; nous en parlons à juste titre car il y a beaucoup à faire dans cette direction ! Pour nous, il s’agit de logement social, de transports publics, d’application systématique du quotient familial, d’abattement spécial sur la taxe d’habitation, d’une politique de la famille (de l’enfance à la vieillesse) : et la liste n'est pas terminée ! Le manque de solidarité politique ou plus précisément l'absence totale de solidarité électorale au sein même de la droite ne nous concerne pas a priori. Et pourtant cela devient un problème majeur à Lamorlaye !
Autre problème : la complexité de nos lois et règles administratives.
-          Le conseil ne pouvait pas être déplacé au Foyer culturel : seul un arrêté préfectoral  –qui n’avait pas été demandé- peut modifier le lieu de réunion du conseil municipal !
-   Le PLU que nous aurions dû voter ce soir ne pouvait pas être communiqué avant d’être voté ! Prérogative d’élus : nous devons décider sans contrainte (sic) ; et le citoyen mécontent (de notre vote) pourra faire un recours. Mais pourquoi n’est-on pas capable de distinguer entre un PLU « qui va être soumis au vote » et qui donc n’a pas encore de valeur juridique ou administrative et dont on pourrait discuter et un PLU « voté » ? Pourquoi un élu ne peut-il pas consulter les citoyens qui l’ont élu pour réfléchir avec eux sur son futur vote ?
Pourtant si les citoyens avaient eu des informations sur le PLU soumis au vote, ils auraient été moins « sincèrement inquiets » ou moins facilement « sciemment inquiétables »…
La plupart des changements apportés au PLU soumis au vote sont annoncés dans la « note N°3 : procédure et évolution du projet après enquête » ; ce document daté du 5 juin 2013, est sur le site de la ville ! Le PLU soumis au vote aujourd’hui intègre toutes les modifications annoncées dans cette note.
Le rapport du commissaire enquêteur est aussi en ligne. Il fait référence à cette note N°3, il analyse les critiques exprimées au cours de l’enquête et fait des recommandations dont on sent bien qu’il faut s’y conformer ou … relancer une nouvelle enquête publique.
En lisant ces 2 documents on n’est pas tout à fait informé sur le nouveau PLU mais on constate que beaucoup des critiques ont été acceptées comme bonnes.
La note 3 nous dit :
- suppression du secteur réservé A (logement social au fond de l’allée de la Pépinière),
-  pour le Lys (zone UL) : il est mis en secteur de protection paysagère qui interdit, par exemple, une 2ème habitation sur un même terrain ; une superficie minimum sera introduite ; mais le PLU ne peut pas définir la forme d’un terrain,
- déplacement du centre équestre à l’est et passage en zone N du terrain de la Seigneurie (Van Boxtel)
- ...
Le commissaire enquêteur demande :
-          suppression du secteur réservé B (logement social aux Bihaunes)
-          interdiction  de construction en double rideau dans le Lys.
Il note aussi –avec raison- le manque d’étude sur les projets de logements sociaux (secteurs A et B) ; on ne sait pas combien ni de quel type ils auraient pu être ! Et une étude même sommaire aurait sans doute « vu » la rivière et l’inscription en ZNIEF pour le secteur A…
Ces secteurs ont été présentés à la commission d'urbanisme juste avant l’arrêt du PLU ; nous avouons que nous avons été si contents de les voir que nous n’avons pas fait nous même un travail sur la faisabilité du projet sur le secteur A ; mais nous n’avions pas imaginé autant d’improvisation…
Quand au secteur B, il est arrivé aussi très tardivement mais il correspondait à un projet dont nous avions déjà discuté. C’est le bailleur social qui était demandeur et là aussi notre satisfaction nous a rendus peu vigilants. Mais si le projet avait été expliqué en réunion de quartier…
BREF, même si on ne pouvait pas mettre en ligne le PLU définitif il aurait suffi de quelques lignes pour attirer l’attention sur ces 2 documents et rassurer beaucoup de monde !

Il faut le lire comme résultant du PLU soumis à l’enquête publique, de la Note N°3 et du rapport du commissaire enquêteur : ce sera très amusant de voir ce qui, dans cette version,  reste d’encore caché concernant le nouveau PLU !





lundi 14 octobre 2013

14 logements sociaux... Mais où donc ?

Aujourd'hui j'ai assisté à l'inauguration de 14 logements sociaux : et ce n'était malheureusement pas en tant que conseillère municipale de Lamorlaye...
Mais j'ai fait une photo de ces logements sociaux que le maire appelle logements "publics" mais que M. Vantomme, vice-président du Conseil général de l'Oise et président de l'OPAC appelle lui avec semble-t-il un certain plaisir "sociaux" ! La voici :

Ce pourrait être votre rue à Lamorlaye... Mais c'est à Monchy Saint Eloi...

Si j'étais présente à cette cérémonie (discours et coupage de ruban) c'est grâce au nom de la rue qui dessert ces pavillons.
La rue (en fait c'est une impasse, mais chez nous nous dirions "allée") s'appelle "Lucienne Fabre-Sébard" le nom d'une grande et toujours vaillante résistante. Et c'est elle qui m'a invitée. Nous avions fait connaissance au cours d'une table ronde organisée par l'ALMA en 2004. Ceux qui ont assisté à cette réunion se souviennent certainement de cette petite dame qui a pris la parole la première pour répondre à une grande question : "Qu'est ce qui vous a fait entrer en Résistance?"


Je termine ce message avec un rapide compte-rendu de la première réunion publique que nous vous avons proposée le 28 septembre. 
Des "fidèles" de la gauche s'y sont retrouvés avec quelques "nouveaux", venus peut-être simplement pour s'informer : nous espérons qu'ils vont confirmer leur intérêt pour ce que nous représentons.

Nous avons évoqué quelques uns des nombreux sujets qui vont être au cœur de la campagne des municipales si on veut vraiment construire un projet pour Lamorlaye : 
- l'évolution  de la CCAC (4 communes y entrent en janvier), ses compétences (on vient de voter de nouveaux statuts dont la compétence assainissement a été exclue), son fonctionnement (recherche du consensus dans les prises de décisions et les limites du genre), changement du nombre de délégués (Lamorlaye en aura 5), et changement des règles de désignation des délégués : ce sera fonction des résultats de chaque liste puisque c'est le "fléchage" qui désignera les candidats à l'intercommunalité et la règle de la plus forte moyenne qui s'appliquera pour répartir les sièges*.
- de la CCAC nous sommes passés  à la redevance incitative avec son principal défaut : les familles les moins aisées vont payer beaucoup plus et les plus riches vont payer beaucoup moins ! La CCAC cherche à atténuer le choc mais on n'a pas encore trouvé la bonne solution !
- toujours en lien avec la CCAC et ses tensions internes (qui existent bel et bien en dépit de la règle du consensus) il y a le problème du raccordement de Lamorlaye à la station d'épuration de Gouvieux. 
- l'eau encore : avec le problème du contrôle de sa qualité.
- la cantine (1,2 millions d'euros ) pour des travaux qui devraient commencer en janvier si les plannings sont tenus. En attendant, on reçoit dans le  le bâtiment actuel plus d'enfants que ce pour quoi il a été défini ; les enfants du dernier service ont du mal à arriver à 13h30 en classe ; et le confort des enfants (bruit, manque de temps) est problématique.
- l'accessibilité des rues et des bâtiments : un problème important à traiter en pensant à tous les usagers. 
- et... le temps a manqué ! Fin de la réunion mais pas fin des débats !

Il aurait fallu parler d'urbanisme et du PLU : un des participants était venu pour cela mais le temps a manqué !
et il y a bien sûr beaucoup d'autres sujets à traiter !
Nous allons y travailler et en débattre avec nos concitoyens au cours de 4 prochaines réunions publiques dont nous pouvons vous donner les dates ! 
Notez donc les samedis 23 novembre 2013, 25 janvier 2014, 15 février 2014 et 15 mars 2014 !

Pour ces prochaines élections vous pouvez compter sur nous !
Mais nous comptons beaucoup sur vous, votre soutien, vos réflexions, vos propositions et vos critiques ! 
IMPLIQUONS NOUS ENSEMBLE POUR L'AVENIR DE NOTRE VILLE.

* avec 5 sièges à pourvoir, la liste majoritaire a tout de suite 3 sièges et pour qu'une autre liste prenne le 4ème siège il faut que le nombre des voix qu'elle a recueillies soit supérieur au quart des voix de la liste majoritaire. Exemple sur les résultats de 2008 : la liste Didier Garnier aurait eu 3 délégués  puis par répartition à la plus forte moyenne : le 4ème délégué aurait été pris sur la liste d'Anne Curan-Bidaut  et le 5ème sur celle de Daniel Merlin. 
Au cours de la réunion, la présence de la gauche au Conseil communautaire (un choix du maire) est considéré comme très positif ; mais en 2014 il faudra être en 2ème ou 3ème position pour en être !

jeudi 26 septembre 2013

Réunion publique le 28 septembre

En ce moment nous distribuons un premier numéro du journal qui va paraître tout au long de la campagne pour les prochaines élections municipales. Nous l'avons baptisé "Lamorlaye Autrement élections municipales 2014" pour le différencier un peu de Convergences. Il est un peu tôt pour être vraiment en campagne mais à partir du 1er septembre toute expression peut être considérée comme faisant partie de la campagne... Il nous a semblé plus clair de faire la différence dès maintenant en particulier dans le titre de nos publications.
Le N°1 sort donc cette semaine et annonce une réunion publique que nous organisons ce samedi 28 septembre à 17h au Foyer culturel. Réunion à laquelle nous vous espérons nombreux pour poser ensemble les bases de notre prochaine liste.
Vous pouvez lire ce N°1 en cliquant ICI !
A bientôt !