mercredi 31 juillet 2013

Lucienne Jean : "Paroles, paroles,..."

L'investiture UMP à Lamorlaye est tombée et la candidate évincée qui avait juré ses grands dieux qu'elle respecterait la "charte" imposée aux candidats ne se sent pas le moins du monde engagée par sa parole ! Chaque candidat à l'investiture s'était engagé à travailler "en bonne intelligence" avec l'heureux (se) élu(e) ! Un engagement de pure forme semble-t-il ! Et si certains pensaient que le principe de l'investiture permettrait à la droite de Lamorlaye de s'unir, ils se trompaient lourdement. Mais sans doute les jeux étaient-ils faits d'avance et personne à droite ne croyait que l'intérêt de Lamorlaye ou même celui de leur parti primerait pour une fois sur les querelles de personnes, le désir de pouvoir, ou la pure et simple mégalomanie...
Il ne reste qu'à espérer que cette nouvelle démonstration des talents de navigation (mention très bien pour les changements de cap - félicitations du jury pour la souplesse des manœuvres) fera réfléchir !
On aimerait un débat d'idées, sur les objectifs pour notre ville, sur les moyens de la rassembler et de la dynamiser... Là aussi le risque est grand d'être déçu.

L'UMP est aussi la vedette des médias au niveau national ; avec son candidat-ex-président elle est déclarée coupable de quelques confusions entre ce qui relève du travail du président et ce qui relève de la campagne du candidat (meeting de Toulon, le 1er décembre 2011). Et ne semble pas tenir un agenda précis de ses réunions internes (le coût du grand meeting de lancement de campagne, le 11 mars 2012, a été partagé pour moitié avec le coût d’un conseil de l'UMP, semble-t-il très virtuel, qui se serait tenu le même jour...). En tenant compte de ces "erreurs" le Conseil constitutionnel a donc trouvé que le plafond de dépenses a été dépassé très largement ! C'est grave et cela aurait été encore plus grave si cet ex-président-candidat-à-la-présidence avait gagné les élections ! C'est aussi très perturbant de voir combien d'argent est mis dans une campagne présidentielle ! Le plafond est fixé par décret ; c'est donc le président sortant qui choisit le montant de sa campagne ! Cela ne pousse pas à l'économie et à la modestie des moyens ! Et pourtant moins d'argent mettrait les candidats à égalité et moins de "spectacle" laisserait peut-être plus de temps au débat de fond et à la réflexion...
Mais l'UMP ne bat pas sa coulpe ! Non ! Elle crie d'abord au scandale puis transforme la condamnation en ... plébiscite ! Le "sarkoton" rapporte vite et beaucoup ! Sans doute les discrets donateurs habituels ont encore déposé quelques belles enveloppes, de kraft de préférence ; que les militants UMP plus modestes aient aussi participé c'est compréhensible ; encore que dans une période de crise qui touche tous ceux qui vivent de leur travail ce n'est pas très élégant de le leur demander. 
Mais là où on touche au sublime c'est quand un responsable PS décide d'apporter sa modeste obole "pour sauver la démocratie" ! On en reste ébahi ! Comment expliquer une telle attitude ? Pour qu’on parle de lui ? C’est réussi ! Pour préparer le terrain des futures élections ? On espère que ce n’est pas aussi sordide ! On espère surtout que cet homme politique soit désavoué par son parti et ne soit pas candidat !
En tout cas, bravo pour le magnifique retournement de l'UMP : c’est du grand art !

Et j'ai failli oublier le fin du fin, la cerise sur le gâteau : c'est l'état qui va payer sous forme de déduction fiscale 66% de la dette de l'UMP !

mercredi 26 juin 2013

Lucien Vial et Jean-Luc Dewez : autour du Convergences N°35

Ce message est un complément au message précédet !
Convergences est à chaque fois écrit à plusieurs mains et lu et relu avant tirage ; en cours de route, il fait l'objet de discussions ou de questionnements entre nous. Parfois ces interventions deviennent à leur tour un morceau du Convergences.
Pour celui-ci, nous avons hésité un moment à conserver le début de l'éditorial, inspiré par des conseils de rédaction entendu dans une réunion. 
Voici un commentaire de Lucien Vial :
A propos de l'édito, on peut poser la question : pourquoi les gens ne veulent-ils pas lire ? Ce n’est pas le prix d’achat de Convergences qui les rebute puisque les gratuits font succès sur le territoire. Ce n’est pas non plus un rejet signifié par un triage opéré sur une classe d’âge, une condition sociale ou encore sur une opinion.

Cette non-attitude a grandi avec l’aggravation de la crise, révélée à partir de 2008 par le pouvoir politique en place et par l’accompagnement complice de la plupart des médias notamment les gratuits.

Où nous sommes trompés (ça prend avec trop de citoyens) c’est que la crise polarise la réalité détournant l’ampleur des dégâts engendrés par le système. Faute de changer celui-ci, c’est plus d’électeurs qui opteront pour les solutions de repli préconisées par l’extrême droite.

Aujourd’hui, nous n’en sommes plus aux prémices...
Lucien Vial

La citation que nous avons choisi est certes, un peu longue, mais elle est tellement bien adaptée à ce qui se passe à Lamorlaye que nous ne voulions pas y renoncer. Par contre, on avait envisagé de la couper... Et un doute planait sur le véritable auteur de cet extrait. Jean-Luc Dewez, professeur honoraire, a fait le point et nous a aidé à trancher : vous avez donc droit au texte entier ; il aurait aimé le voir en vieux français mais nous avons jugé plus simple de le moderniser. Voici ses explications :
La citation est bien d'Amyot, le grand helléniste de la Renaissance (Montaigne parlait couramment le latin, mais ne pratiquait pas le grec, et pour citer des auteurs hellénophones comme Plutarque, passait par des traductions latines, ou ... citait Amyot).
Rappel de la citation envisagée :
– Texte de Plutarque (début IIsiècle) :
" αὐτὸς δὲ τῇ πόλει παρακάθηται, στάσεις ἀγωνοθετῶν ἐν ταῖς παραγγελίαις καὶ θορύβους μηχανώμενος, ἐξ ὧν οὐ λέληθε δι´ ἀναρχίας μοναρχίαν ἑαυτῷ μνηστευόμενος."
– Traduction d’Amyot (XVIe siècle)
pendant qu’il demoure icy a nourrir des séditions en la ville, et à susciter et entretenir des troubles es eslections des magistrats, bastissant par tel artifice les moyens de mettre la chose publicque en telle confusion, qu’on soit contrainct de luy donner et déférer puissance soubveraine.
– Traduction du XIX(Pierron)
lui, il reste dans la ville, pour y diriger les séditions dans les comices, comme on présiderait à des jeux publics, et pour machiner des troubles ; et il est évident que Pompée veut se préparer, par l’anarchie, les voies à la monarchie.

Le contexte : nous sommes en -54 ; à 41 ans, Caton est élu préteur (le plus haut rang de la magistrature romaine après le consulat, qu’il n’obtiendra toutefois pas par la suite). Avec beaucoup de courage, il dénonce les agissements tant de César que de Pompée (le troisième larron, Crassus, parti s’enrichir en Syrie, est éliminé par les Parthes en -53).
Il choisira ensuite par défaut le camp de Pompée pendant la guerre civile entre César et Pompée, et se suicidera à Utique après la victoire finale des armées de César en Afrique, en -46.

Dans ce passage, c’est bien Pompée qui est visé, explicitement,  et par des propos publics que Plutarque reproduit au style direct : ses agissements ne sont pas moins condamnables que ceux de César (dénoncé dans les lignes qui précèdent) aux yeux d’un républicain intègre comme Caton : Pompée reste à Rome, et « magouille » dans toutes les assemblées (les « comices »), qu’il s’arrange pour transformer en « jeux publics », c’est-à-dire en spectacles, (farces ou pugilats,) et apparaître comme l’homme indispensable à une redéfinition monarchique de l’état, plus que César occupé à guerroyer en Gaule.

La traduction d’Amyot a beaucoup de charme, même si celle de Pierron est beaucoup plus précise, littérale et fidèle. Au passage, ma traduction personnelle (nostalgie d’Hypokhâgne oblige), après avoir ressorti mon vieux Bailly :
Celui-ci (Pompée), embusqué à Rome, orchestre des incidents dans les assemblées et manigance des désordres : il ne cache pas ses manœuvres pour parvenir par l’anarchie au pouvoir personnel.

Je suggère de reprendre le traduction d'Amyot, la plus savoureuse, – et  en maintenant le passage sur l'élection des magistrats ! – , mais de l'accompagner de la mention, sans "d'après" :"Plutarque, Vie de Caton le Jeune (traduction d'Amyot)", et de supprimer la mention inadaptée d'une guerre entre César et Pompée, qui n'était pas encore déclenchée à cette date.

Jean-Luc Dewez


Lucienne Jean : voici Convergences N°35

Ce numéro, consacré pour l'essentiel au PLU est en cours de distribution depuis vendredi dernier et il est maintenant en ligne ; la distribution va sans doute s'étaler un peu car nous avons choisi de le distribuer partout : car le PLU nous concerne tous ! Il y a beaucoup de remue-ménage autour de deux catégories de dispositions :
1) Le règlement de la zone UL (le lotissement du Lys -Chantilly) : on lui reproche de menacer à terme le caractère "résidentiel" et "boisé" du lotissement ;mais tous les lotissements (le Lys comme les autres ) sont par nature "résidentiels" !  Et rien dans le projet de PLU ne remet en cause ce caractère de tous nos lotissements. Quand au "boisement" du Lys, ses plus grands "ennemis" sont les habitants du lotissement eux-mêmes ! 
2) Les réserves de terrain (seulement 2) pour y créer du logement social ! Ceux qui se braquent dès que le mot "social" associé à "logement" est prononcé crient très fort ! On espère qu'ils ne sont pas très représentatifs ! 
Leur position exprime au fond un rejet des gens qui n'auraient pas les mêmes revenus qu'eux ! C'est peu de dire que nous ne sommes pas d'accord ! Parfois, nous avons honte d'entendre leurs propos !
Mais si on décide de faire abstraction du problème moral (pour notre part, nous pensons que c'est le point le plus important : l'homme – ou la femme bien entendu – ne se résume pas ni à sa feuille de paie, ni à ses dividendes) il reste aussi une vision "économique" à laquelle nos protestataires devraient être sensibles.
A Lamorlaye la proportion de logement sociaux a baissé (8,8% aujourd'hui) parce que dans les années 90 on a construit beaucoup et uniquement des logements très chers. Or dans les années 70, les premiers programmes de logements sociaux ont été réalisés pour loger les employés des écuries d'entraînement à la demande des entraîneurs eux-mêmes : ils avaient bien compris qu'avec des salaires plutôt bas, on ne pouvait pas – déjà à cette époque – se loger à Lamorlaye ;et  ils avaient bien compris aussi, qu'ajouter des temps de transports aux journées très longues de leurs employés n'était pas possible ! Aujourd'hui, les demandes de logements en attente sont très nombreuses et pas seulement pour le personnel des écuries d'entraînement : même si le cheval reste l'activité majeure, il y a aussi à Lamorlaye des commerces, des artisans, des professions libérales, des enseignants, des surveillants (pas assez, mais c'est un autre sujet), des employés municipaux, etc... Et personne à notre connaissance ne voudrait que Lamorlaye ne devienne une ville-dortoir n'offrant aucun service à ses habitants ! 
Emploi et logement sont liés !  Le monde des courses qui est un monde professionnel homogène a su proposer des solutions ; il s'est passé la même chose dans de nombreuses villes avec la SNCF... Dans les autres métiers, tous différents, la structure organisée qui peut et doit proposer des solutions aujourd'hui, c'est la collectivité !

Voila pourquoi nous avons tous besoin qu'il y ait des logements sociaux à Lamorlaye. Et nous avons tous besoin de favoriser les possibilités de travail à Lamorlaye ! D'où notre demande d'autoriser l'installation d'entreprises non génantes dans le Lys ! Nous le demandons pour ce secteur parce que c'est le seul quartier de la ville où officiellement TOUTE ENTREPRISE est interdite !


lundi 10 juin 2013

Hervé MOULA : surchauffe à la réunion de quartier de la Seigneurie !

 Jeudi 6/6/2013, réunion annuelle  du Comité de Quartier  de la Seigneurie au Foyer Culturel de 20h à 21h30, présidée par Mme Cros, MM Bonningue, De Angélis, Riedel et un représentant de la Police Municipale devant une quarantaine de participants. J’y étais en tant que représentant de l’opposition.
Ambiance surchauffée et très houleuse : M. Bonningue répondait de son mieux aux questions écrites.
Il fut longuement débattu sur le PLU en raison d'une information donnée sur le site de Lamorlaye où il serait question d'installer des logements sociaux dans ce quartier, au fond de l’Allée de la Pépinière : une zone boisée et en continuité avec le lotissement existant1. Cette zone est, avec la bande permettant l’extension des Bihaunes, la seule zone prévue pour du logement social2
Les habitants étaient inquiets, affolés par cette information. De nouveaux arrivants expliquaient que leurs biens allaient être dévalués, des anciens qui devaient vendre expliquaient que leur acheteur avait renoncé pour cette raison. Bref climat de suspicion agressive vis à vis de la Mairie et panique3 !
M. Bonningue explique que Lamorlaye avec 7% de logements sociaux doit faire un effort4.
L'auditoire ne l'entend pas de cette oreille : on veut savoir : quelles constructions, combien, quand, où ?
Il leur est répondu que rien n'est décidé. Grande méfiance des résidents. Cet espace dédié aux logements sociaux serait en fait une zone dans un lotissement privé, non encore récupérée par la Mairie. Les résidents disent qu’ils vont se renseigner plus avant.
On évoque le terrain Van Boxtel, mais M. Riedel et M. Boningue rappellent son état (il a servi de décharge municipale sauvage et gratuite pendant des années…) et que cela couterait 1 million d'euros à dépolluer!
D'ailleurs le projet Stade Equestre est officiellement abandonné en raison de la proximité des cours d'eau - les excréments équins pouvant les polluer5 !
De nombreuses personnes évoquent le terrain des boulistes et demandent à ce que des logements sociaux y soient installés et pourquoi pas à côté du Mc Do ? 6
Autre thème : l'insécurité et le désagrément causés par la chicane rue du Vieux Château. Les résidents ont du mal à sortir de chez eux, la vitesse ne se réduit pas, ou bien il y a des crissements de pneus. Les travaux dans la ville compliquent la situation. Le policier répond que la vitesse ne peut pas être mesurée à cet endroit, « c'est trop court pour les jumelles! » 7
M. Bonningue et M. de Angelis parlent d'incivilité générale ! On reparle des excès de vitesse et des rodéos du côté du collège. 8
L’implantation des logements sociaux a catalysé les 3/4 de la discussion et de l'assemblée. Il y avait des gens plutôt pour...et d'autres carrément contre que M. Bonningue accusait d'électoralisme.
Voilà ce que j'en ai retenu depuis ma position d’observateur ; observer, comprendre, débattre, donne envie d’expliquer sur ces problèmes la position de la liste de gauche : c’est ce que nous faisons dans les notes qui viennent compléter ce compte-rendu.
NOTES et REMARQUES
1: Faut-il rappeler que le « logement social » est une obligation légale, une nécessité pour beaucoup de nos concitoyens : les « jeunes » qui démarrent dans la vie, les « vieux » et leur petite retraite,  tous ceux qui travaillent à Lamorlaye et animent notre quotidien . Ceux-là ont souvent des petits ou moyens salaires. Le logement social peut être beau ! Et loi SRU oblige, il ne doit pas être un ghetto : la mixité sociale qui ne semble pas un désir spontané de tous nos concitoyens veut dire logements à loyer aidé et non aidé  aux mêmes endroits.
A ce titre étendre les logements des Bihaunes, comme le prévoit l’actuelle Mairie, répond à une facilité mais pas à l’objectif de mixité. Il faudrait y prévoir des logements  dits « intermédiaires » (PLS). Mais il faudrait surtout que le projet avance !
2 : On peut supposer que la réunion de quartier du secteur des Bihaunes verra s’exprimer les mêmes inquiétudes pour l’extension des Bihaunes et ne se fera aucun souci pour le logement social prévu dans le secteur de la Pépinière… Certains de la Seigneurie ignoraient l’existence de cet autre projet de logements aidés : c’est aussi à cela que cela sert la réunion de quartier !
3 : La crise qui touche notre société n’est sans doute pas pour rien dans les difficultés à vendre ou à acheter un bien immobilier. Ce n’est pas en oubliant les plus faibles que nous en sortirons : elle rend d’autant plus urgent d’augmenter l’offre de logement social
4 : Si l’effort n’est pas fait, les impôts locaux devront prendre en charge des pénalités de plus en plus lourdes que tous les contribuables devront payer…
5 : Application de la directive « nitrates ».
6 : C’est une proposition  de la liste de gauche Lamorlaye Autrement soutenue par le Comité d’Action des Citoyens de Gauche de Lamorlaye qui n’a pas –pour l’instant- été prise en considération : nous pensons effectivement que les boulistes seraient très bien près des jardins familiaux et que l’immense terrain qui leur est exclusivement réservé pourrait être mieux utilisé ! La dépollution nécessaire du terrain Van Boxtel serait alors beaucoup  moins coûteuse puisque les installations de boulistes ne nécessitent pas de grandes fondations…
7 : Il faut néanmoins trouver un moyen de réduire la vitesse dans cette rue comme ailleurs. Peut-être faut-il faire commencer les chicanes un peu plus loin du croisement avec la rue de l’Eglise ? Un plan de circulation générale dans la ville semble s’imposer et non pas des mesure à l’emporte-pièce…

8 : Il semble que le climat au collège (dehors et parfois dedans) soit à la violence ! La police doit être présente pour interdire et sanctionner en cas de rodéos ; cela reste (dedans et dehors) heureusement marginal mais pour autant cela est inacceptable, un accident est vite arrivé. Nous devons tous, enseignants, parents, élèves se comportant  « normalement », responsables municipaux,  nous mobiliser pour ramener le calme et la courtoisie à l’intérieur et aux abords du collège, et plus généralement dans nos rues, nos réunions, nos débats.

dimanche 5 mai 2013

Hervé Moula : COMPTE RENDU DE LA REUNION LOGEMENT DU 4/5/2013 ET …. IMPRESSIONS A CHAUD


Nous avons été, Monique MANGIN-RABELLE  et moi, à la réunion "Logements" organisée par le PS à Clermont, ce samedi matin.*
Avec plus d’une quarantaine de personnes le débat fut dirigé très aimablement par le dynamique maire de Creil qui a rapidement  cédé la parole à deux élus en charge du logement dans deux autres communes. 
Tour à tour ont été évoqués les rôles importants des différentes structures publiques ou semi-privées. Il a été souligné que 1/3 des surfaces construites sont en logement social mais que seules 20% de ces surfaces sont à disposition des mairies. Il a été rappelé que les lois organisant la répartition du logement sont très récentes :

- 1967: 1ère loi d'organisation du territoire en matière de logement, avant c'était l'anarchie des promoteurs
- 2002 : Loi de cohérence SRU.  Plus tard Intervention de la loi DALO 
- La Loi Duflau ne satisfera pas les Maires de France, car elle donne la prérogative aux associations de locataires
Le thème général répété fut de veiller à une mixité sociale adaptée à chaque ville et d'éviter des déplacements ou regroupements massifs de populations.
Egalement fut évoqué le manque de surface constructible en centre-ville, les négociations spécifiques donnant-donnant avec les promoteurs.
Le Maire de Creil a rappelé les succès de l'urbanisation de sa ville, Monique MANGIN-RABELLE lui rétorquant que les transports Creil-Roissy n'étaient pas fameux...et que les petits salaires ne pouvaient suffire à l’achat et l’entretien d’un, voire deux, véhicules.
 
Déroulement de la séance : bonne ambiance générale, parole un peu monopolisée par les meneurs du débat (mais c'est un peu leur rôle...), il y a eu quelques interventions dont celle d'un élu de Plessis-Belleville et surtout de notre adhérente du CACGL Monique MANGIN RABELLE qui s'est très largement exprimée et a interpelé les animateurs, sur la place des différentes structures dans les décisions, l'utilisation du 1%logement. Il lui a été répondu que ce  1% retenu aux salariés pour le logement est collecté par des organismes dédiés indépendants des mairies.


Pour ma part, je me suis plu à souligner 
-que  si le logement était une priorité pour les mairies et les promoteurs, la priorité sociale était l'Emploi, étant entendu que le logement pouvait créer des emplois (construction, réhabilitation, entretien).
- qu'il y avait des besoins internes propres à chaque ville ( logements pour les jeunes ménages peu argentés, pour les séniors avec services rapprochés) mais aussi des besoins extérieurs par apport de nouvelles populations, parfois liés aux créations d'emplois
- que si les mairies se réjouissaient d'un apport de taxes locales, les nouveaux logements s'accompagnaient souvent d'une augmentation de besoins en service, écoles, transports, vie locale, travaux d'équipement
- que la réflexion sur le coût du logement se devait d'inclure celui du transport ( train - car - voiture- parking), de la garde éventuelle  d'enfants et qu'elle était indissociable de celle du travail et du lieu de travail.
- que l'objectif de mairies ne pouvait pas de se cantonner à loger (même à bas prix) des chômeurs, mais de concourir par le logement à créer de l'emploi...Des zones d'activité doivent être conçues en même temps que des lieux de résidences pour éviter les villes-dortoir (argument évoqué par Monique)
 
Une plaquette-résumé nous sera adressée par e-mail
 
Le sujet n'étant pas épuisé, une nouvelle réunion sur ce thème sera organisée.


Suggestions :
Il serait bon qu'un tour de table plus large soit prévu, la majorité des présents ne s'est pas beaucoup ou du tout exprimée!
Il serait bon également de ne pas tout mélanger et de traiter séparément
- les attentes des candidats au logement
- les besoins des habitants et leur vécu (mixité sociale, transports, environnement, travil)
- les marges de manœuvre des Mairies
- le fonctionnement des promoteurs
- le programme national du logement


* ces réunions sont une forme de préparation à la campagne des municipales ; nous avons été, Lucienne Jean et moi,  à la première -le 13 avril- sur le thème de la solidarité : c'est à dire le travail des CCAS ; un compte-rendu  sera fait aussi... sur ce blog car l'action d'un CCAS dans une ville de gauche nous a paru beaucoup plus "dynamique " et proche des gens et de leurs problèmes que celui -pourtant bien intentionné- que nous connaissons à Lamorlaye.
Nous n'avons pas pu assister à la réunion du 20 avril sur l'éducation et la culture  mais nous  (élus Lamorlaye Autrement et membres intéressés du CACGL) irons aux réunions suivantes...

vendredi 12 avril 2013

Lucienne JEAN : demain samedi 13 avril , AG du CACGL suivie d'une réunion publique

Demain Samedi 13 avril à 14h30 le CACGL tient son Assemblée Générale au Foyer culturel ; et à 16h30 on propose une réunion publique pour débattre surtout des prochaines municipales.

Pour l'AG, j'ai préparé un rapport d'activité "fleuve" qui est, je l'espère, à peu près complet!

Si je me réfère à "NO", le film chilien que j'ai vu hier, les rapports à la Castro ne sont pas la meilleure préparation de  l'AG ! Tant pis : une AG, c'est l'examen d'un bilan pour définir des perspectives (nouvelles ?). C'est un moment important !

Mais pour préparer nos débats il vaut peut-être mieux aller voir "No" !
C'est un excellent film qui passe à Chantilly aux horaires "art et essai" ; profitez-en car il pose bien des questions très intéressantes sur comment faire de la politique

La victoire des forces démocratiques au Chili en 1988 est-elle seulement le résultat d'une campagne menée tambour battant par un publicitaire génial ? Ou, plus profondément, parce que sur le fond cette campagne répondait à une attente ? Ou parce que les forces politiques opposées à la dictature ont su pour un temps s'unir ?
 "La joie arrive ! " : voila un slogan magnifique ; bien qu'un rien messianique. Même si en espagnol "allegria' sonne pour nous plus légèrement. Et la situation au Chili sous la dictature que montre aussi le film est bien autre chose que ce que nous pouvons connaître.
"No", son arc-en ciel, ses chants et ses danses ont gagné en 1988 mais pose la question de la communication  : vielle question du fond et de la forme ; de la forme qui peut être trompeuse ; du fond qui est parfois creux...

Puisque ce message qui devait au départ être un appel à notre réunion du 13 avril tourne à la "critique de cinéma" je continue : Allez voir aussi "Singhé sabour : pierre de patience" ! Le film est tiré du livre paru en 2008. Il parle de la condition des femmes afghanes du dénuement et de la guerre ... Mais surtout du pouvoir de la parole !




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vendredi 5 avril 2013

Lucienne Jean : Voici Convergences N°34 !

Convergences N°34 est en cors de distribution !
Dans un format réduit (un A4 recto verso) et avec comme principale ambition d'annoncer l'AG du CACGL et de vous y inviter !
Notre assemblé Générale se tiendra samedi &3 avril à 14h30 et sera suivie d'une réunion publique à partir de 16h30 ; nous avons choisi cette organisation pour éviter au non-adhérent (ou pas encore adhérent) le cérémonial obligé des AG : Mais si vous êtes intéressé vous êtes cordialement invité dès 14h33 !
Et la réunion se terminera autour du verre de l'amitié.
Pour télécharger Convergences N°34 : merci de cliquer ici.